Après guerre : Nouvelle vie, nouvelles épreuves
En 1945, Marcel Pagnol rachète ses studios et reprend le fil de son œuvre comme si les années d'Occupation n'avaient pas eu lieu. Deux ans plus tard, il entre à l'Académie française.
En 1945, Marcel Pagnol rachète ses studios et reprend le fil de son œuvre comme si les années d'Occupation n'avaient pas eu lieu. Deux ans plus tard, il entre à l'Académie française.
À la sortie de la guerre, Pagnol rachète ses studios et est élu président de la Société des auteurs. On lui demande alors de prendre part à l'épuration qui touche tous les milieux : c'est un rôle qu'il refusera d'endosser. Il pèsera en revanche de façon considérable sur la modernisation de l'institution, devenue aujourd'hui la SACD.
« Naïs » ou l'effacement des années sombres
À la même période, il tourne Naïs, adapté d'une nouvelle d'Émile Zola. Le film ne porte aucune trace du conflit : ni dans la narration, ni dans les lieux de tournage, ni dans les personnages, rien n'indique le moindre impact des quatre années d'occupation, comme si l'auteur voulait rendre à son public les figures familières de son cinéma.
1947 : l'habit vert et l'accent de Marseille
L'élection à l'Académie française vaut à Pagnol un discours de réception où il raconte avec malice la longue file des candidats massés dans la cour d'honneur : « Sans faire de bruit et les yeux baissés, je pris mon rang, qui était le dernier. Votre indulgence a fait le reste. » Une entrée sous la Coupole qu'Ariane Ascaride juge parfaitement à sa place : « Pour moi, Pagnol est un arrière-arrière-arrière-petit-fils d'Homère. Il continue à raconter la culture du bassin méditerranéen. »
De « Topaze » à « Manon », puis l'année terrible
En 1951, Pagnol revient au cinéma pour tourner la troisième version de Topaze, avec Fernandel dans le rôle-titre, après Louis Jouvet et Pierre Larquey. Suivra Manon des sources, gros succès dont Claude Berri donnera une nouvelle adaptation en 1986, avec Daniel Auteuil en Ugolin.
Puis vient 1954 : la mort de sa fille Estelle, le plus grand chagrin de sa vie, et la vente définitive des studios, juste après une adaptation des Lettres de mon moulin d'Alphonse Daudet.
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