Les arènes de Lunel en route pour un troisième “no hay billetes” avec un cartel de stars
Les arènes de Lunel (Hérault) doublent leur offre taurine les 18 et 19 juillet en programmant deux corridas pour la feria de la Pescalune. Après deux éditions à guichets fermés, l’événement propose un défi 100 % français le samedi, puis la venue exceptionnelle du jeune torero prodige, Marco Pérez, le dimanche.
Les arènes de Lunel (Hérault) doublent leur offre taurine les 18 et 19 juillet en programmant deux corridas pour la feria de la Pescalune. Après deux éditions à guichets fermés, l’événement propose un défi 100 % français le samedi, puis la venue exceptionnelle du jeune torero prodige, Marco Pérez, le dimanche.
Après avoir affiché le panneau "no hay billetes" au cours des deux dernières Ferias, les arènes de Lunel doublent la mise cette année en ajoutant une seconde corrida à l’affiche de la Pescalune. Pour le samedi, Hadrien Poujol a choisi de surfer sur la dynamique nîmoise en proposant un défi 100 % français. "Nous avions la volonté, avec Madame la Maire Paulette Gougeon, d’offrir une opportunité aux éleveurs et aux toreros de l’Hexagone. Nous avons donc conçu un cartel réunissant sept matadors et sept fers tricolores", explique le patron de Maestria Organisation.
On retrouvera ainsi au paseo Adriano et El Rafi, qui ont récemment ouvert la Porte des Consuls, ainsi que Tibo Garcia, brillant à Nîmes. Ils seront accompagnés d’Andy Younes, de Dorian Canton, de Carlos Olsina et de Nino Julian, venu remplacer Solal, blessé.
Dimanche, un cartel des plus alléchants
Après un bolsín matinal, Lunel ambitionne de réaliser un troisième "no hay billetes" consécutif le dimanche, grâce à un cartel des plus alléchants. Les trois figuras à l’affiche traversent une période de plénitude artistique. Face à eux, ils retrouveront le bétail de García Jiménez, qui vient de remporter le prix de la meilleure corrida de la Feria de Séville.
Sébastien Castella officiera en tant que chef de lidia. Parfois boudé par certaines empresas de France et de Navarre cette saison, le Biterrois a magistralement rappelé son rang, lui qui s’impose comme l’une des cinq plus grandes figuras des deux dernières décennies. Après avoir manqué à l’épée un septième triomphe historique à Madrid, son prix de la meilleure faena de la San Isidro l’a pleinement relancé.
Depuis deux mois, il enchaîne les succès. Hadrien Poujol assure d’ailleurs que le maestro aura une motivation toute particulière ce dimanche : "Au-delà de nos liens amicaux et professionnels, Lunel est une arène majeure dans le cœur de Sébastien. Il a été le véritable pilier du développement de cette Feria. En 2025, son triomphe dans cette plaza avait idéalement lancé sa saison estivale."
Présentation de Marco Perez à Lunel
À ses côtés, Castella pourra compter sur le numéro un de l’escalafón, Alejandro Talavante. Le protégé de Simon Casas multiplie les triomphes cette temporada et sort d’une Feria de Madrid exceptionnelle. En ouvrant la septième Grande Porte de sa carrière à Las Ventas, il a décroché les prix de triomphateur et de meilleure faena de la San Isidro.
Enfin, la présentation de Marco Pérez s’annonce comme l’un des événements majeurs de cette Pescalune. Le "petit prince de Salamanque" brûle les étapes pour rejoindre ses deux illustres aînés au sommet de l’escalafón. Il a récemment marqué les esprits en coupant deux queues et en s’offrant deux Portes des Consuls consécutives lors des dernières Ferias de Nîmes.
Les cartels de la Feria de la "Pescalune" à Lunel
Samedi 18 juillet (17 h)
Andy Younes, Adriano, Dorian Canton, Tibo Garcia, El Rafi, Carlos Olsina et Nino Julian (toros de Yonnet, Fernay, Tardieu, Pagès-Mailhan, Tardieu Frères, Jalabert et San Sebastian).
Dimanche 19 juillet (17 h)
Sébastien Castella, Alejandro Talavante et Marco Perez (toros de Garcia Jimenez).
À 11 h : bolsin (gratuit).
Tarifs de 41 à 121 €. – 10 % abonnement pour les deux corridas. Réservations sur www-arenesdelunel.fr
Alors qu’il s’apprête à défier les sommets de la planète taurine au cours des douze prochains mois (Bilbao, Madrid, Séville), Marco Pérez incarne l’espoir le plus prometteur pour bousculer la hiérarchie établie. Ses nombreux triomphes cette année – à Olivenza, Castellón, Valence, Nîmes, Salamanque, Cáceres ou encore Burgos – témoignent de son ambition dévorante et de son impatience à s’installer sur le trône actuellement partagé par Roca Rey, Morante de la Puebla et Talavante.