Après des fuites sur la guerre en Iran, le Pentagone passe ses hauts responsables au détecteur de mensonges
International 06/09/2026 12:13 Actualisé le 06/09/2026 12:13 Le Pentagone a soumis des dizaines de ses hauts responsables militaires au test du polygraphe pour déterminer l’origine d’une ...
International 06/09/2026 12:13 Actualisé le 06/09/2026 12:13
Le Pentagone a soumis des dizaines de ses hauts responsables militaires au test du polygraphe pour déterminer l’origine d’une fuite bien précise.

ANDREW HARNIK / Getty Images via AFP
Une vue du Pentagone à Washington, le 10 août 2026.
Ce n’est pas que dans les films. Le Pentagone a soumis des dizaines de ses hauts responsables militaires au détecteur de mensonges pour déterminer l’origine d’une fuite d’informations concernant une pénurie de munitions de l’armée américaine, ont rapporté plusieurs médias américains.
Le New York Times a révélé vendredi 4 septembre que 50 membres de l’état-major interarmées, le personnel de planification et de conseil du Pentagone, avaient dû se soumettre au test du polygraphe dans le cadre de cette enquête. Une information confirmée par CBS, qui a rajouté que le chef d’état-major des armées Dan Caine n’avait lui pas été testé.
Fin juillet, des informations de presse avaient rapporté que les États-Unis rationnaient l’utilisation de leurs missiles, notamment ceux de type intercepteurs, après que les réserves avaient été fortement réduites à cause de la guerre en Iran.
Un déploiement à grande échelle très rare
L’administration Trump avait démenti, le président américain affirmant que le pays disposait « de quantités énormes de munitions ».
Interrogé sur cette enquête par l’AFP, le porte-parole du Pentagone, Sean Parnell, a refusé de commenter toute « question interne de personnel ou d’enquête » mais a affirmé qu’il prenait « toutes les fuites d’informations classifiées relevant de la sécurité nationale extrêmement au sérieux » et menait « les enquêtes appropriées en conséquence ». « Sécuriser des informations classifiées est essentiel pour assurer la sécurité des États-Unis et celle de nos troupes déployées dans le monde », a-t-il ajouté.
Le test du polygraphe est une pratique courante lors de vérifications d’antécédents ou de renouvellements d’habilitations de sécurité pour les agents du gouvernement ayant accès aux secrets d’État les plus sensibles.
Mais le déploiement de ces tests à grande échelle dans le cadre d’une enquête concernant des fuites est très rare, voire inédit, d’après les analystes et les sources citées anonymement par le New York Times et CBS.