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Appels de police à Dinant : devant la justice, le laxisme pardonne rarement

Audience consacrée aux appels de police, ce lundi matin à Dinant. Devant le tribunal correctionnel, deux dossiers bien différents mais une issue qui sera vraisemblablement similaire. Devant la justice, le laxis...

Audience consacrée aux appels de police, ce lundi matin à Dinant. Devant le tribunal correctionnel, deux dossiers bien différents mais une issue qui sera vraisemblablement similaire. Devant la justice, le laxisme pardonne rarement.

Le premier prévenu comparaissait pour avoir été contrôlé à deux reprises en état d'ivresse au volant de son véhicule (2,06 et 2,99g d'alcool/l de sang) à Gedinne. Déjà condamné par le tribunal de police, il a interjeté appel… mais ne s'est pas présenté à son procès. Le prévenu reconnaît pourtant qu'un huissier lui a bel et bien remis les documents liés à son procès. Mais il semble ne pas les avoir compris. Deux ans de prison ferme et cinq ans de déchéance du droit de conduire lui ont été infligés. Il a fait opposition. "Il avait déjà été condamné par défaut par le tribunal de police. L'alcoolisme, c'est son problème. On ne va pas en faire une cause d'excuse", rappelle le parquet de Namur.

Le tribunal devrait déclarer l'opposition non-avenue puisqu'aucune excuse légitime n'a pu être invoquée. Il devra purger les deux années de prison. "Je suis peut-être alcoolique. Mais en prison, qu'est-ce qu'il y a comme drogues… J'ai été dans une cellule où ça consommait du matin au soir. On m'a proposé de la cocaïne. Je ne veux pas tourner comme eux", a-t-il déclaré.

33 condamnations au casier

Autre dossier : un homme a été contrôlé au volant d'une voiture, en août 2021 Route des Barrages à Walcourt, malgré une déchéance du droit de conduire à vie. Cerise sur le gâteau, son véhicule était en défaut d'immatriculation, d'assurance et de contrôle technique.

Pour ces faits, deux peines distinctes d'un an de prison chacune, et des déchéances du droit de conduire de trois ans et à titre définitif, ont été prononcées par le tribunal de police en mai 2025. L'homme a pris connaissance du jugement le 26 mai 2025 mais n'a interjeté appel qu'un an plus tard. Or, il n'avait que 30 jours pour le faire. L'appel sera déclaré irrecevable et le prévenu purgera ses peines de prison en plus d'autres déjà prononcées.

Son casier compte déjà 33 condamnations, dont beaucoup de roulage. Son fond de peine est prévu en 2030.

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