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Antonio, ingénieur en Suisse : “Je travaille quatre jours par semaine, ce qui est tout à fait normal ici”

La Suisse ne propose pas seulement de meilleurs salaires, elle offre aussi une plus grande flexibilité en matière de durée du travail. C'est du moins ce qu'a expliqué Antonio, qui s'est expatrié depuis une diza...

La Suisse ne propose pas seulement de meilleurs salaires, elle offre aussi une plus grande flexibilité en matière de durée du travail. C'est du moins ce qu'a expliqué Antonio, qui s'est expatrié depuis une dizaine d'années. Et pour sa part, l'ingénieur a choisi de ne travailler que quatre jours par semaine.

Si les deux pays accordent des protections aux salariés, leurs systèmes juridiques, leurs règles concernant le temps de travail, les congés, les licenciements et les relations entre employeurs et salariés ne sont pas identiques. Les différences peuvent ainsi être nombreuses et importantes, comme le constatent ceux qui décident de passer la frontière pour espérer profiter du niveau de rémunération beaucoup plus attractif.

Cet ingénieur expatrié en Suisse préfère ne travailler que quatre jours par semaine

Ce n'est d'ailleurs pas Antonio qui dira le contraire. Cet ingénieur espagnol gagne une somme confortable depuis qu'il s'est installé en Suisse il y a désormais plus de dix ans. Mais ce niveau de rémunération lui a aussi permis de faire un choix et de décider d'avoir un peu plus de temps et moins d'argent.

"Je travaille quatre jours par semaine, ce qui est tout à fait normal ici en Suisse", a-t-il expliqué dans une vidéo (voir la vidéo ci-dessous) qu'il a diffusée sur sa chaîne YouTube El Zángano Curioso. "Beaucoup de gens choisissent de travailler trois ou quatre jours. J'ai choisi d'en travailler quatre, même si cela signifie être un peu moins payé", a-t-il ajouté. Il semble ainsi que les entreprises helvétiques sont un peu plus souples concernant la durée du temps de travail hebdomadaire. 

Antonio a dévoilé les emplois les mieux payés en Suisse

C'est d'ailleurs ce que confirme le site spécialisé Le Guide du Frontalier qui précise que "le temps partiel est courant et bien accepté — y compris pour les cadres". En revanche, le temps plein usuel qui "se situe entre 40 et 42 heures par semaine selon les entreprises" est supérieur à celui de la France. De ce côté de la frontière, la durée légale de travail effectif des salariés à temps complet est fixée à 35 heures hebdomadaires.

Antonio en a ensuite profité pour lister les emplois qui sont les mieux rémunérés au pays du gruyère. Sans surprise, les postes les plus qualifiés sont ceux qui permettent de viser les salaires les plus hauts, avec en tête de liste certains métiers liés à la finance ou à la médecine, comme les chirurgiens. "Ils gagnent tous environ 20 000 francs par mois (soit 21 180 euros : NDLR)", souligne-t-il. Avant de continuer : "Cela dépendra beaucoup de la spécialisation et de l’expérience".

La Suisse attire les jeunes travailleurs européens. © Shutterstock

La Suisse attire les travailleurs européens avec ses salaires plus élevés.

Il est courant de négocier son salaire en Suisse

Les médecins spécialistes, comme les psychologues, ne sont pas mal lotis avec environ 15 000 francs par mois, soit un peu moins de 16 000 euros. Puis viennent les ingénieurs comme lui avec "environ 8 000 à 9 000 francs par mois", ce qui représente à peu près 8 500 à 9 500 euros mensuels. À l'opposé, se trouvent les employés dans les grandes surfaces ou la restauration comme les caissiers ou les serveurs, mais même eux émargent en général à plus de 4 000 euros bruts par mois selon Antonio.

Enfin, l'ingénieur a également souligné qu'il ne faut pas hésiter à marchander quand vient le moment d'aborder la question de la rémunération. Votre fiche de paie "dépendra de la manière dont vous négociez votre salaire avec l'entreprise.", a-t-il confié. Avant d'ajouter : "Votre collègue à côté de vous gagne peut-être plus que vous parce qu'il a négocié un meilleur salaire, même si vous faites le même travail."