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Andy Burnham rouvre le débat risqué sur un retour du Royaume-Uni dans l’UE

Publié30. septembre 2026, 14:02Royaume-UniAndy Burnham rouvre le débat risqué sur un retour dans l’UELe chef du gouvernement britannique a remis sur la table l'idée d'un retour du Royaume-Uni parmi les scénario...

Publié30. septembre 2026, 14:02

Royaume-UniAndy Burnham rouvre le débat risqué sur un retour dans l’UE

Le chef du gouvernement britannique a remis sur la table l'idée d'un retour du Royaume-Uni parmi les scénarios possibles, dix ans après le Brexit.

Agence France-Presse

Le Premier ministre travailliste Andy Burnham a relancé, mercredi, l’idée d’un retour du Royaume-Uni, dans l’Union européenne, parmi d’autres options possibles, une première pour un chef du gouvernement britannique depuis le Brexit qui a tant divisé le pays. Le Royaume-Uni a officiellement quitté l’Union européenne en 2020, après le référendum du 23 juin 2016, mais depuis le sujet reste politiquement miné et aucun gouvernement n’a souhaité rouvrir le débat, malgré les effets négatifs largement reconnus du Brexit, en particulier sur l’économie britannique.

Rompant avec cette prudence, Andy Burnham, arrivé à Downing Street en juillet, après la démission de Keir Starmer, a déclaré mardi lors du congrès du Labour vouloir présenter «différentes options» pour les relations à long terme avec l’UE à l’occasion d’un sommet bilatéral prévu d’ici à la fin de l’année. Interrogé mercredi sur BBC radio 4, il a cité plusieurs scénarios: le statu quo, un retour dans l’union douanière, dans le marché unique, «ou bien aller jusqu’au bout», c’est-à-dire réintégrer l’UE.

55% des électeurs opteraient pour un retour

«Nous devons examiner ce qui est réalisable ainsi que les avantages et les inconvénients» de chacune de ces options, a poursuivi le Premier ministre, jugeant qu’il n’était «pas satisfaisant de laisser cette question en suspens». Il n’a pas indiqué quelle option avait sa préférence. Mais dans son discours mardi, Andy Burnham, qui avait fait campagne contre le Brexit en 2016, a estimé que la sortie de l’UE avait «fait plus de mal que de bien» au Royaume-Uni.

Début juin, avant d’entrer à Downing Street, il avait dit «espérer» que le Royaume-Uni retourne dans l’UE «de (son) vivant». Ses déclarations au congrès ont suscité de vives critiques parmi les partisans du Brexit. Richard Tice, numéro 2 du parti nationaliste Reform UK dirigé par le héraut du Brexit Nigel Farage, a dénoncé une «trahison». Le numéro 2 du parti conservateur, Alex Burghart, l’a accusé de vouloir «rouvrir de vieilles blessures», car il n’a «pas de plan» pour le pays.

Dix ans après la sortie de l’UE, adoptée à une courte majorité (51,9% des voix), l’opinion publique britannique a évolué, selon les sondages. Si un référendum devait avoir lieu, 55% des électeurs opteraient pour un retour dans le bloc, selon une enquête publiée par l’institut Survation, début juin.

(yb)

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