Ambiance “Torremolinos” et vivre ensemble pour la fête nationale à Nivelles
Pour marquer cette fête nationale, Nivelles en Fêtes et la Ville ont organisé lundi et mardi la septième édition du Niv'Estival, avec l'objectif déclaré de proposer des activités pour toutes les générations. Pa...
Pour marquer cette fête nationale, Nivelles en Fêtes et la Ville ont organisé lundi et mardi la septième édition du Niv'Estival, avec l'objectif déclaré de proposer des activités pour toutes les générations. Pari tenu dès lundi avec les concerts gratuits proposés sur la Grand-Place.
Difficile de faire plus belge que la tête d'affiche de cette année puisque c'est Stellla qui est passé par Nivelles dans le cadre de sa tournée des 50 ans. La Grand-Place était noire (jaune-rouge) de monde dès le début du show, le public réclamant des tubes comme Robert et Cathy et l'inévitable Torremolinos.
Mais Jean-Luc Fonck sait y faire pour ménager ses effets et faire monter progressivement l'ambiance. Pendant qu'il faisait encore assez clair pour que les enfants jouent au foot sur les pelouses de la Grand-Place, leurs parents reprenaient en chœur L'eczéma tranquille ou Nous ne recoulons pas devant les pigeons.
Pendant une heure et demie, Stellla a fait le bonheur des fans, appris au passage qui était Djan Djan, et a même été rejoint sur scène par l'autre tête d'affiche de ce Niv'Estival, Daddy K, pour un Torremolinos de légende sous les confettis une fois la nuit tombée.
Encore un petit Nagasaki ne profite jamais durant lequel des chenilles se sont improvisées dans la foule, et les DJ ont hérité d'un public mêlant les âges, bouillant à souhait et prêt à bouger jusque tard.
Un appel au "vivre ensemble"
La police locale veillait au grain vu cette affluence, et la soirée n'a pas connu d'incidents notables. Dans son discours mardi matin devant les forces vives de Nivelles, le bourgmestre Bernard De Ro a évoqué cette soirée qui a fait vibrer une foule très festive.
Il a aussi souligné le moment de cohésion que doit être la fête nationale malgré les défis actuels à affronter comme le dérèglement climatique qui impose de protéger les plus fragiles, les contraintes budgétaires nécessitant de poser des choix, et un monde marqué par l'instabilité.
"Vivre ensemble, ces mots, nous les employons souvent, a indiqué le maïeur aclot. Ils ont le mérite de la simplicité, mais ils impliquent de grandes responsabilités. Celles d'écouter, de respecter, de faire une place à chacun, y compris – et c'est là le plus difficile – à ceux dont on ne partage pas toujours les idées. L'objectif n'est pas de penser pareil, seulement de vivre ensemble. Ce qui, entre nous, demande déjà pas mal de patience. À Nivelles, nous avons cette chance: vivre dans une ville à taille humaine, où le dialogue, la rencontre et la diversité sont des richesses inestimables. Ici, on se croise, on se parle, on se connaît. Et c'est précisément ce qui fait que le vivre ensemble n'est pas un slogan, mais une réalité. Alors que ce 21 juillet soit pour nous tous un moment de fierté, de réflexion et d'espoir."
Après cette réception à l'hôtel de ville, le centre de gravité des festivités s'est déplacé sur la place Émile de Lalieux, avec notamment une nouveauté pour ce Niv'Estival: une kermesse aux moules coorganisée avec deux commerçants locaux.
Là aussi, le succès a été complet et on ne chômait guère, vers 13 h, sous le chapiteau où les barquettes de frites arrivaient en continu depuis Frites et Saveurs tandis que les casseroles de moules s'empilaient sur les plateaux.
"Nous sommes à 280 repas et nous avons dû refuser une centaine de personnes, confirmait sur place Raphaël Walravens, le patron du Malcolm. Pour une première, c'est vraiment pas mal. En réalité, nous avons dû limiter les inscriptions faute de fournisseurs ouverts aujourd'hui. On prendra les devants pour la prochaine fois."
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