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Alzheimer : 5 bonnes habitudes à prendre dès maintenant pour limiter le risque de développer la maladie

Si aucun comportement ne permet aujourd’hui de prévenir totalement la maladie d’Alzheimer, certaines habitudes de vie pourraient contribuer à retarder son apparition. À l’occasion de la journée mondiale de la maladie d’Alzheimer, voici 5 bons réflexes qui permettent d’agir sur les facteurs de risques modifiables de la maladie.

Si aucun comportement ne permet aujourd’hui de prévenir totalement la maladie d’Alzheimer, certaines habitudes de vie pourraient contribuer à retarder son apparition. À l’occasion de la journée mondiale de la maladie d’Alzheimer, voici 5 bons réflexes qui permettent d’agir sur les facteurs de risques modifiables de la maladie.

La maladie d’Alzheimer est la maladie neurodégénérative la plus fréquente dans le monde. 55 millions de personnes seraient atteintes de démences, dont Alzheimer serait responsable dans 60 à 70 % des cas. En France, près d’un million de personnes sont touchées, 225 000 nouveaux cas seraient dépistés chaque année. La maladie se manifeste par un déclin cognitif, avec des pertes de mémoire, mais aussi des troubles de l’orientation et du langage.

Selon un rapport publié dans The Lancet en 2024, on estime que 45 % des démences dans le monde seraient liées à des facteurs de risque modifiables. Il serait donc possible, dans une certaine mesure, de prévenir, du moins de retarder, la maladie d’Alzheimer. Comme l’explique la Fondation recherche Alzheimer, "le cerveau est un organe qui commence à vieillir à partir de 30 ans et le vieillissement s’accélère autour de 55 ans. Il est donc important d’acquérir de bonnes habitudes le plus tôt possible pour retarder ce phénomène et maintenir son cerveau en bonne santé".

"Aujourd’hui, aucun comportement ne permet donc de garantir qu’une personne ne développera pas la maladie. En revanche, certaines habitudes peuvent agir sur plusieurs facteurs de risque et contribuer à renforcer les réserves du cerveau, ce qui pourrait permettre de retarder l’apparition des symptômes", souligne l’Observatoire B2V des Mémoires, qui publie à l’occasion de la Journée mondiale de la maladie d’Alzheimer, lundi 21 septembre, 5 conseils pour retarder Alzheimer.

1 – Bouger chaque jour

L’inactivité physique est reconnue comme un facteur de risque modifiable de la maladie. L’activité contribue en outre à agir sur les facteurs de risque cardiovasculaires (hypertension artérielle, excès de mauvais cholestérol, diabète…), mais aussi le surpoids et la sédentarité. "Marcher, faire du vélo, nager, jardiner ou pratiquer une activité sportive : peu importe l’activité choisie, l’essentiel est de bouger régulièrement et de l’intégrer à son quotidien."

L’Observatoire insiste sur un point : il ne s’agit pas d’empêcher la maladie, mais de mettre toutes les chances de son côté pour préserver son cerveau le plus longtemps possible.

2 – Manger équilibré

Il s’agit de manger de tout, avec une alimentation variée et équilibrée. Selon l’Observatoire, cette habitude sera plus efficace que de miser sur un aliment en particulier, une vitamine ou un complément alimentaire.

Une bonne alimentation (végétaux, poisson, bonnes graisses, sel en petite quantité…) permet notamment de protéger sa santé cardiovasculaire, premier facteur de risque modifiable de la maladie.

3 – Protéger son cerveau des traumatismes

Les traumatismes crâniens, dont les microtraumatismes répétés, sont en effet considérés comme un facteur de risque modifiable de la maladie d’Alzheimer. Aussi, protéger sa tête lors d’une activité sportive, par exemple, ou à vélo, doit devenir un réflexe. Et la reprise, après un traumatisme, doit être adaptée et progressive. "Ces précautions sont particulièrement importantes dans les pratiques sportives susceptibles d’exposer le cerveau à des chocs répétés."

4 – Entretenir son cerveau

Le niveau d’instruction influence le risque de survenue de la maladie d’Alzheimer. Mais tout ne se jouerait pas à l’école : il serait possible d’enrichir sa réserve cognitive tout au long de la vie. Lire, écrire, apprendre permettent de solliciter son cerveau en continu. Et ça marcherait avec n’importe quelle lecture ! "Des études ont notamment montré que la lecture régulière, y compris de magazines, pouvait contribuer à gommer l’effet associé à une faible instruction", avance l’Observatoire B2V des Mémoires.

5 – Cultiver ses relations et ses activités

L’isolement social est un facteur de risque de la maladie d’Alzheimer. "Un cerveau qui reste actif est aussi un cerveau qui continue à être stimulé par son environnement. Échanger avec les autres, avoir des activités, participer à la vie sociale, conserver des occupations qui procurent du plaisir et de la motivation sont autant de façons d’enrichir ses réserves", conseille l’Observatoire.

À noter : les 14 facteurs de risque modifiables de la maladie d’Alzheimer selon les chercheurs sont : un faible niveau d’éducation, la dépression, le diabète, le traumatisme crânien, la perte auditive, un taux élevé de cholestérol LDL, l’obésité, le tabagisme, la consommation d’alcool, l’hypertension, l’inactivité physique, l’isolement social, la perte de vision non traitée, la pollution de l’air.