Alsace. Strasbourg augmente les tarifs de ses musées pour faire face à de nouveaux investissements
La Ville de Strasbourg va augmenter dès le 1er septembre les tarifs d’entrée dans ses musées d’1,50 euros. Cette hausse, accompagnée d’un certain nombre d’autres mesures, est motivée par de futurs investissements en lien avec le changement climatique.
La Ville de Strasbourg va augmenter dès le 1er septembre les tarifs d’entrée dans ses musées d’1,50 euros. Cette hausse, accompagnée d’un certain nombre d’autres mesures, est motivée par de futurs investissements en lien avec le changement climatique.
D.G. -
Aujourd’hui à 18:47 | mis à jour aujourd’hui à 18:48
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Comme révélé par le site d’information Rue 89 Strasbourg , les musées de Strasbourg augmenteront leurs tarifs (9 euros plein et 5 euros réduit) à partir du 1er septembre. Cette refonte tarifaire généralisée (calquée sur le musée zoologique déjà à 9 euros) a été recommandée, selon l’adjoint au maire Pierre Jakubowicz, par un rapport de la chambre régionale des comptes émis à la fin du précédent mandat. Elle permettra de « s’aligner sur une fourchette basse de la moyenne nationale ». L’édile en charge de la culture cite en exemple le musée des Beaux-arts à Nantes (9 euros) ou l’Unterlinden à Colmar et le Pompidou à Metz (culminant à 14 euros).
Des gratuités et tarifs réduits maintenus
Les nouveautés de la rentrée ne s’arrêtent pas là. L’élu annonce un pass palais Rohan à 20 euros (10 en réduit) ouvrant sur les trois musées et les expositions temporaires ou encore le pass annuel individuel à 45 euros (30 en réduit), « intéressant pour les Strasbourgeois ». Nombre de gratuités et tarifs réduits sont maintenus. En revanche, pour les élus (actuels comme anciens) et agents municipaux, la gratuité est finie (sauf si l’entrée se fait dans un cadre professionnel ou dans l’exercice de leur mandat). Ils bénéficieront du tarif réduit. Une mesure qui, là encore, répond aux recommandations de la chambre régionale des comptes et qui permet de se « mettre en conformité avec la loi ».
« Des sujets de tension sur les ressources humaines »
D’autres préoccupations sont sur la table, poursuit Pierre Jakubowicz. Il met l’accent sur « des sujets de tension dans les ressources humaines ». Cela concerne quelque 200 agents, contractuels et vacataires. Des discussions avec les syndicats sont annoncées pour la rentrée.
L’adjoint à la culture insiste aussi sur les enjeux patrimoniaux. Il espère un effet levier de la billetterie. Quelque « 520 000 euros » de recettes supplémentaires annuelles sont ainsi attendus avec la hausse des prix d’entrée. « Il y a de coûteux travaux à opérer, avance l’élu municipal. Que ce soit sur le patrimoine bâti ou l’adaptation au changement climatique. Cet été, on a été obligé de fermer plusieurs fois un certain nombre de nos musées mal équipés ou mal isolés comme le Palais Rohan, l’œuvre Notre-Dame ou l’Aubette où on dépassait les 35 degrés dans les salles de manière permanente. »
À l’heure actuelle, les seuls musées climatisés sont le Mamcs, le musée Tomi-Ungerer , les musées zoologique et historique. Ce qui n’a pas permis d’honorer cette promesse de campagne : la gratuité des musées en cas de canicule. « On a découvert une situation patrimoniale qu’on n’imaginait pas d’une telle gravité, se justifie Pierre Jakubowicz. Maintenir cette proposition aurait provoqué de gros problèmes de flux. Mais on travaille à l’adaptation de nos musées aux enjeux climatiques. »