Alsace. Liaison ferroviaire Colmar Fribourg : de nouvelles propositions pour remettre le projet sur les rails
Les promoteurs de la liaison ferroviaire entre Colmar et Fribourg, suspendue par l’État français faute de financement, avancent de nouvelles propositions, le train léger en particulier, susceptibles de diviser ...
Les promoteurs de la liaison ferroviaire entre Colmar et Fribourg, suspendue par l’État français faute de financement, avancent de nouvelles propositions, le train léger en particulier, susceptibles de diviser par cinq le coût du projet.
L'Alsace -
Hier à 18:49
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Quinze jours après l’annonce officielle, via la presse allemande, de la suspension du projet de liaison ferroviaire entre Colmar et Fribourg faute de financement par l’État français, les promoteurs du projet remontent au créneau avec de nouvelles propositions. En particulier le recours au train léger, considéré comme « la seule manière aujourd’hui de faire avancer le dossier ».Contre attaqueL’argument budgétaire ayant été utilisé pour suspendre le projet, la contre-attaque s’organise sur le même thème. Le plan de bataille, établi par l’association Trans Rhin Rail et soutenu par les élus du territoire, a été présenté mercredi 2 septembre au centre culturel transfrontalier Art Rhena sur l‘île du Rhin à Vogelgrun, lors d’une conférence de presse réunissant la députée Brigitte Klinkert, la conseillère régionale Jill Köppe-Ritzenthaler, également vice-présidente de la communauté de communes Alsace Rhin Brisach (CCARB) en charge de la coopération transfrontalière, le président de la CCARB Thierry Sautivet et le maire de Colmar et président de Colmar agglo Eric Straumann.Plutôt que d’enterrer le projet, nous voulons rouvrir le débatThierry Sautivet, président de la communauté de communes Alsace Rhin BrisachCoût d’exploitation réduitPour réduire le montant de l’investissement, l’association Trans Rhin Rail, propose d’une part un nouveau phasage du projet et d’autre part le recours aux trains légers. Première proposition : la reprise de la ligne par la société publique locale Grand Est Mobilités. « À la clé, moins de charges d’exploitation, moins de redevances d’infrastructures et plus de souplesse dans le cadencement ou la mixité fret/voyageurs », détaille Vincent Denefeld, coprésident de l’association.Deuxième proposition : le recours au train léger (Draisy de Lohr, Ecotrain…), particulièrement adapté pour les 22 km de la ligne Colmar-Breisach. « Avec le train léger, plus besoin d’électrifier la ligne ni de supprimer les passages à niveau. Par rapport à un train conventionnel, le coût d’exploitation au kilomètre est réduit de 60 % ».Nouveau phasageTroisième et dernière proposition : une mise en œuvre en trois phases. « D’abord, remettre en service la section Colmar-Volgelsheim, indique Vincent Denefeld. Puis construire les trois ouvrages pour franchir l‘île du Rhin. Enfin, et seulement si la fréquentation est au rendez-vous - ce dont Trans Rhin Rail ne doute pas, N.D.L.R. – investir dans la montée en puissance du service ».Cette nouvelle feuille de route ferait baisser le coût total de « cet axe structurant pour la mobilité de demain », dixit Jill Köppe-Ritzenthaler, de 650 à 130 millions d’euros selon les premiers calculs, validés par les constructeurs de matériel roulant. De quoi permettre à la Région de porter cette solution intermédiaire du train léger si l’économie, substantielle, ne suffisait pas à convaincre l’État français et SNCF Réseau de remettre le projet sur les rails. Le prochain comité de pilotage, espéré à l’automne, apportera peut-être une réponse.Anne Schurrer