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Alsace. Fuites d’eau dans les canalisations : anticiper vaut mieux que soigner

En Alsace, les réseaux d’eau potable fuient autant que dans le reste de la France. Depuis quelques années, une meilleure sensibilisation à cette problématique semble porter ses fruits : les canalisations sont p...

En Alsace, les réseaux d’eau potable fuient autant que dans le reste de la France. Depuis quelques années, une meilleure sensibilisation à cette problématique semble porter ses fruits : les canalisations sont plus rapidement remplacées et les fuites repérées plus prestement. Leur renouvellement reste cependant insuffisant.

Jean-François Ott et Hadrien Jame -

Aujourd’hui à 19:02 | mis à jour aujourd’hui à 22:28

Chaque année le SDEA remplace en moyenne 45 km de son réseau d’eau potable. Un renouvellement jugé encore trop faible par le syndicat, qui s’est donné pour objectif de réussir à changer 1 % de son réseau par an d’ici 5 à 10 ans, contre 0,8 % actuellement. Photo archives Cédric Joubert
Chaque année le SDEA remplace en moyenne 45 km de son réseau d’eau potable. Un renouvellement jugé encore trop faible par le syndicat, qui s’est donné pour objectif de réussir à changer 1 % de son réseau par an d’ici 5 à 10 ans, contre 0,8 % actuellement. Photo archives Cédric Joubert

Orbey, dans le Pays welche, a un trésor dans son sous-sol. « Parmi nos anciennes canalisations, environ 20 % ont plus d’une centaine d’années. Mais elles ne posent pas de problèmes : leur fonte, fabriquée en Allemagne au début du XXe  siècle, est de très bonne qualité », approuve Jean-Luc Claudepierre, adjoint au maire de la commune montagnarde.

À l’inverse, le syndicat des eaux des deux Seppois, dans le Sundgau, a eu fort à faire pour enlever des réseaux deux fois plus récents. « Après guerre, on a produit en France de la fonte fabriquée à partir d’obus. Elle ne vaut rien », déplore Maurice Barnabé, président dudit syndicat.

Des millions de mètres cubes pompés pour rien

À Seppois-le-Haut et le Bas en 2024, en dépit de dix années d’efforts récents, près de 60 000 m3  d’eau potable sont partis dans la nature. Soit l’équivalent d’un camion-citerne et demi par habitant et par an (avec un taux de fuite de 38,2 %, à savoir la part d’eau pompée et traitée qui fuit). Mais son président rappelle...

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