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Allemagne. Adolf Hitler a-t-il tué sa nièce ? Comment l’enquête a rebondi 95 ans plus tard

En 1931, lorsque le corps de Geli Raubal, la nièce d'Adolf Hitler, avait été retrouvé sans vie dans l'appartement munichois de son oncle, la thèse du suicide avait été retenue par les autorités. Près d’un siècl...

En 1931, lorsque le corps de Geli Raubal, la nièce d'Adolf Hitler, avait été retrouvé sans vie dans l'appartement munichois de son oncle, la thèse du suicide avait été retenue par les autorités. Près d’un siècle plus tard, des documents retrouvés dans les archives de Munich contredisent l’alibi donné par celui qui allait devenir le Führer.

La rédaction -

Aujourd’hui à 07:10

Digiteka PlaceHolder

Près de 100 ans plus tard, l’alibi d’Adolf Hitler dans la mort de sa nièce ne tient plus. C'est en tout cas ce qu'a affirmé l’historien allemand Harald Sandner dans l’hebdomadaire Der Spiegel. Après avoir effectué des recherches dans les archives municipales et nationales de Munich, ce dernier a retrouvé deux faire-part de décès de Geli Raubal, la nièce d’Adolf Hitler, datant du 18 septembre 1931, à 10 h 15. Elle avait été retrouvée sans vie, une balle dans la poitrine, dans l’appartement munichois de son oncle, où elle vivait depuis plusieurs années. À l’époque, l’entourage du Führer avait insisté sur son alibi : il n’était plus là quand sa nièce, âgée de 23 ans, avait été retrouvée morte.

Or, selon les recherches de l’historien, à l'heure indiquée sur le faire-part de décès, Hitler se trouvait encore en ville. Il aurait participé à un rassemblement du parti nazi entre 10 h 30 et 12 h 30, avant de partir pour Nuremberg seulement dans l’après-midi. 

Une dispute entre Hitler et sa nièce ?

Si la thèse du suicide avait été retenue par les autorités, la découverte de l'expert vient donc mettre à mal la version officielle, selon laquelle le futur dictateur avait déjà quitté Munich quand le corps a été découvert. D’autres éléments nourrissent le doute depuis l’époque : une violente dispute aurait éclaté entre l’oncle et la nièce, qui souhaitait partir à Vienne pour commencer une carrière de chanteuse.

Aucune autopsie n’avait été pratiquée, et le rapport de police officiel n’avait été rédigé que 10 jours après les faits, après des réunions de crise au siège du parti nazi sur la manière de présenter publiquement l’affaire. L’historien Harald Sandner reste toutefois prudent : ces documents jettent le doute sur l’alibi d’Hitler, mais n’apportent aucune preuve de son implication directe dans la mort de sa nièce.

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