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Moselle: 30'000 habitants confinés après un incendie, la préfecture écarte tout risque

Publié3. août 2026, 07:36Moselle (F)Alerte et confinement levés après l’incendie d'un site industrielQuelque 30'000 habitants avaient été incités à rester chez eux, dimanche, en raison de déchets en feu. Le ris...

Publié3. août 2026, 07:36

Moselle (F)Alerte et confinement levés après l’incendie d'un site industriel

Quelque 30'000 habitants avaient été incités à rester chez eux, dimanche, en raison de déchets en feu. Le risque de toxicité a finalement été éliminé.

Agence France-Presse

Le feu a totalement détruit le hangar de 500 mètre carrés.

Le feu a totalement détruit le hangar de 500 mètre carrés.AFP

«Des mesures ont été réalisées afin d’évaluer l’impact des fumées. Les résultats de ces analyses ont permis d’éliminer le risque de toxicité et de pollution dans les communes concernées», a indiqué dimanche la préfecture dans un communiqué. En conséquence, elle a mis fin à «la mise à l’abri» de plusieurs communes du nord du département de la Moselle (nord-est de la France).

L’incendie avait débuté vers 10h30, dans un entrepôt classé Seveso «seuil bas», situé sur le site de la société Safe (Suez Alternative Fuels & Energies), dans la zone industrielle de Gandrange, non loin des installations d’ArcelorMittal, qui est propriétaire du terrain et le loue à Safe. Des «fûts de produits inflammables» ont pris feu et ont donné lieu à des «explosions», selon une source policière.

Causes inconnues

«Les causes de l’incident ne sont pas connues à ce stade, les investigations nécessaires sont en cours», a indiqué à l’AFP une porte-parole de Suez. «En parallèle, des mesures de la qualité de l’air sont réalisées en lien avec les autorités compétentes», a-t-elle ajouté.

Le site sinistré stockait et traitait «des produits conformes à son activité habituelle et à son classement Seveso seuil bas», mais dont l’entreprise ne souhaite pas révéler les détails «pour des raisons évidentes de sécurité», selon cette porte-parole. Dans la matinée, les habitants de cinq communes concernées avaient été priés de «demeurer confinés jusqu’à nouvel ordre» à leur domicile, par «mesure de précaution».

Quelque 135 sapeurs-pompiers, professionnels et volontaires, ont été mobilisés sur place, avec 40 engins, provenant d’une vingtaine de casernes. Un pompier et un employé du site ont été légèrement blessés et transportés à l’hôpital, tandis qu’un autre pompier, légèrement blessé également, a pu être pris en charge sur place.

Selon le quotidien régional «Le Républicain lorrain», le panache de fumée était visible «des kilomètres à la ronde», jusqu’à Metz, à une quinzaine de kilomètres au sud. «Quand je suis sortie du cinéma à Amnéville, ça nous a pris dans les narines, la fumée était très forte», raconte à l’AFP Amandine Vecchio, 34 ans, élue municipale à Clouange.

«Odeur affreuse»

«Ca ne sentait pas le brûlé, mais l’odeur était affreuse, et ça m’a tout de suite donné des maux de tête», poursuit la trentenaire, dont la fille de 8 ans «a eu peur». «Je lui ai demandé de mettre son nounours devant son nez», raconte encore Mme Vecchio, qui a ensuite appelé son fils adolescent resté à la maison pour qu’il ferme les fenêtres et fasse «rentrer les chats et le chien».

En milieu d’après-midi, quelques passants parcouraient à nouveau, sous un franc soleil, les rues des environs. Alors que le panache de fumée n’était plus visible, une légère odeur âcre continuait à flotter sur place en fin d’après-midi, ont constaté des journalistes de l’AFP. Il ne restait plus grand chose du bâtiment industriel presqu’entièrement détruit par les flammes.

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