Affaire de la tête de cochon retrouvée devant chez Estrosi à Nice : un nouveau suspect interpellé
Par Service Actu (avec AFP) Publié le 18 septembre 2026 à 20h46 Lecture : 1 min. Christian Estrosi, maire sortant de Nice, a été défait dans une campagne tendue, marqu...
Par Service Actu (avec AFP)
Publié le 18 septembre 2026 à 20h46
Lecture : 1 min.
Christian Estrosi, maire sortant de Nice, a été défait dans une campagne tendue, marquée par des soupçons de complot sur l’affaire de la tête de porc. SYSPEO / SIPA
C’est un énième rebondissement dans cette saga que constitue l’affaire de la tête de porc à Nice. Un homme de 36 ans, recherché depuis mars, a été interpellé cette semaine, mis en examen et écroué, a annoncé ce vendredi 18 septembre le parquet de Nice.
Le scandale avait empoisonné la campagne de Christian Estrosi, maire Horizons sortant de Nice, défait par son rival de longue date, Eric Ciotti, leader de l’Union des Droites pour la République (UDR).
Rembobinons les faits : le soir du 27 février, Christian Estrosi, alors maire Horizons de Nice à la lutte pour un quatrième mandat, avait découvert devant chez lui une tête de porc et une affiche frappée d’une étoile de David et de l’inscription « connard ».
Les liens des suspects avec des membres de l’entourage de Christian Estrosi n’avaient pas tardé à alimenter des soupçons de complot. Mais le maire sortant avait pour sa part dénoncé infiltrations et trahisons, ainsi qu’une « machination absolument ignoble. »
Quatre suspects avaient été identifiés, en partie grâce aux images de vidéosurveillance. Deux d’entre eux, originaires de Tunisie, avaient été interpellés, mis en examen et placés en détention provisoire. Les deux autres étaient toujours recherchés et l’un d’eux a été interpellé mercredi à Calais.
Des suspects au profil étonnant
De nationalités britannique et tunisienne, il se présente comme chef d’entreprise domicilié à Londres et reconnaît avoir participé à l’achat de la tête de porc. Il a été mis en examen pour participation à une association de malfaiteurs ainsi que provocation à la haine ou à la violence sur élu et placé en détention provisoire. De son côté, il conteste tout délit de sa part, a expliqué le procureur de Nice, Damien Martinelli, dans un communiqué.
L’un des deux Tunisiens, de ceux qui avaient été rapidement interpellés, est spécialiste en informatique. Il avait en effet été en contact avec une responsable de la communication de Christian Estrosi et a même rencontré le maire pour évoquer des actions de communication sur les réseaux sociaux.
Enfin, deux autres personnes ont été mises en cause, un ancien policier de la Direction de la surveillance du territoire (DST) de 79 ans reconverti en détective privé et un spécialiste marketing digital âgé de 46 ans. Le premier, qui conteste sa participation aux faits, se présente comme étant d’extrême droite. Il a été mis en examen pour accès frauduleux dans un système de traitement automatisé de données et association de malfaiteurs et placé sous contrôle judiciaire.
Le second a été mis en examen pour violences aggravées envers un élu public, provocation publique à la haine ou à la violence et association de malfaiteurs. Il a été assigné à résidence sous surveillance électronique.
Par Service Actu (avec AFP)