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Vue de l’espace, la France a changé de couleur : ces images satellites montrent l’ampleur de la sécheresse après les canicules

Entre août 2024 et août 2026, la France métropolitaine a largement perdu ses teintes vertes vue depuis l’espace. Une transformation saisissante, alors que plus de 85 % du pays était déjà touché par la sécheresse à la mi-juillet et que juillet 2026 a été le plus chaud jamais mesuré en France.

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Publié le 17/08/26 à 13h01

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Entre août 2024 et août 2026, la France métropolitaine a largement perdu ses teintes vertes vue depuis l’espace. Une transformation saisissante, alors que plus de 85 % du pays était déjà touché par la sécheresse à la mi-juillet et que juillet 2026 a été le plus chaud jamais mesuré en France.

Vue de l’espace, la France a changé de couleur : ces images satellites montrent l’ampleur de la sécheresse après les canicules

© Harvepino - Illustration de la France touchée par de fortes chaleurs et un épisode de sécheresse.

À près de 800 kilomètres d’altitude, Sentinel-3 offre un point de vue implacable sur l’été français. Trois clichés pris les 11 août 2024, 12 août 2025 et 8 août 2026 (ci-dessous) montrent un territoire progressivement gagné par les tons beige et ocre.

Publiée le 10 août par Copernicus, cette comparaison révèle un assèchement particulièrement marqué en 2026. Les surfaces verdoyantes se concentrent davantage dans les massifs forestiers et les reliefs, tandis qu’une large partie de l’ouest, du centre et du nord apparaît brunie.

Comparaison satellite de la France métropolitaine les 11 août 2024, 12 août 2025 et 8 août 2026. En deux ans, les teintes vertes ont nettement reculé au profit de surfaces plus brunes et desséchées, particulièrement visibles à l’été 2026.

Comparaison satellite de la France métropolitaine les 11 août 2024, 12 août 2025 et 8 août 2026. En deux ans, les teintes vertes ont nettement reculé au profit de surfaces plus brunes et desséchées, particulièrement visibles à l’été 2026.

© Union européenne, Copernicus Sentinel-3.

Plus de 85 % de la France touchée par la sécheresse dès la mi-juillet

Selon l’Observatoire européen de la sécheresse, plus de 85 % de la France était déjà placée sous vigilance ou alerte sécheresse à la mi-juillet 2026. À la même période en 2025, cette proportion avoisinait 65 %. Elle restait inférieure à 2 % en 2024.

La pression sur la ressource en eau s’est rapidement traduite par des restrictions. Au 26 juillet, les données officielles de VigiEau recensaient 62 départements ayant atteint le niveau "crise", le degré de gravité le plus élevé, auxquels s’ajoutaient 22 départements en alerte renforcée. Seuls deux départements ne faisaient alors l’objet d’aucune restriction.

Carte des restrictions d’eau en France métropolitaine. Les zones en rouge foncé correspondent au niveau

Carte des restrictions d’eau en France métropolitaine. Les zones en rouge foncé correspondent au niveau "crise", le degré de restriction le plus élevé.

© VigiEau / ministère de la Transition écologique.

Juillet 2026 a été le mois de juillet le plus chaud jamais enregistré en France

Après plusieurs vagues de chaleur depuis le printemps, juillet a enfoncé un nouveau plafond. Selon le Copernicus Climate Change Service, la température moyenne enregistrée en France en juillet 2026 a dépassé de 3,8 °C la normale calculée sur la période 1991-2020. Le mois devient ainsi le mois de juillet le plus chaud jamais mesuré dans le pays.

Anomalies de température moyenne de l’air en surface en Europe en juillet 2026 par rapport à la période 1991-2020. La France figure parmi les régions les plus chaudes, avec une anomalie moyenne de +3,8 °C.

Anomalies de température moyenne de l’air en surface en Europe en juillet 2026 par rapport à la période 1991-2020. La France figure parmi les régions les plus chaudes, avec une anomalie moyenne de +3,8 °C.

© Union européenne, Copernicus Climate Change Service / ECMWF.*

La carte européenne permet de mesurer l’écart d’un seul regard. Une grande partie de la France apparaît dans les teintes correspondant aux anomalies les plus élevées, avec des valeurs dépassant localement 4 °C au-dessus de la référence climatique. À l’échelle de l’Europe occidentale, juillet 2026 se classe au deuxième rang des mois de juillet les plus chauds jamais observés.

Pour les sols et la végétation, cette succession de fortes chaleurs alourdit encore le déficit en eau. Des températures élevées accélèrent l’évaporation et augmentent les besoins hydriques des plantes, tandis que des sols déjà secs disposent de réserves réduites. Ce cumul contribue aux vastes surfaces brunies visibles sur l’image Sentinel-3 prise au-dessus de la France le 8 août.

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