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Voitures électriques : le secret des futures batteries se cache dans vos vieilles bouteilles en plastique

Des chercheurs américains ont réussi à transformer des bouteilles en plastique usagées en graphite de haute qualité. Une vraie révolution pour un des composants indispensables aux batteries des voitures électriques.

Le recyclage n'en a pas fini de se matérialiser de nouvelles façons, dont celui des bouteilles en plastique. Des chercheurs de la Penn State University (Pennsylvanie, États-Unis) ont d'ailleurs trouvé comment les transformer en graphite. Une ressource utilisée à foison dans l'industrie, surtout pour la production de batteries, dont celles à destination des voitures électriques.

Vos déchets pourraient propulser les voitures de demain (mais pas que)

Le graphite est un composant essentiel de nos batteries, que ce soit sur les smartphones, les ordinateurs portables, les tablettes ou encore l'outillage électroportatif. On le retrouve aussi en grande quantité dans les voitures électriques, mais aussi les systèmes de stockage à grande échelle. Grâce à ce minerai, il est possible d'emmagasiner l’énergie, et plus précisément les ions lithium, pendant la recharge avant de les libérer pour fournir de l'électricité.

Face à un besoin de plus en plus important, poussé par la transition énergétique et les crises actuelles, l'équipe de la Penn State University a eu une idée : transformer le plastique nommé PET, qui forme nos emballages quotidiens (dont nos bouteilles en plastique), en graphite.

Pour arriver à leurs fins, ils ont décidé de broyer ces déchets et d'y ajouter un peu d'oxyde de graphène (un nanomatériau à base de carbone, beaucoup plus accessible et écologique que les métaux rares), puis de chauffer le tout. Une méthode qui permet de réorganiser les atomes de carbone pour obtenir un graphite synthétique très pur. La structure obtenue est d'ailleurs nettement plus performante que le graphite naturel actuellement sur le marché.

En plus d’éviter d’extraire cette ressource de nos sols, le grand avantage de ce processus vient de l'absence de métaux polluants. Habituellement, l'industrie utilise en effet du fer ou du cobalt pour cette transformation, avec des étapes de purification chimiques longues et très coûteuses. Ici, le graphène guide naturellement le carbone vers un arrangement parfait sans tous ces désavantages.

Si les futurs tests industriels confirment ces excellents résultats, nos poubelles jaunes pourraient bien être la clé tant attendue vers la transition énergétique. Ces bouteilles usagées, ayant déjà créé un 7ème continent dans l’océan Pacifique, deviendront alors la principale matière première pour fabriquer les batteries des véhicules électriques de demain et autres objets technologiques.

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