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Accusé de vol de zinc avec son neveu, il insulte la substitut du procureur du roi, obligeant la police à le sortir : “Va te jeter, t’es malade, toi !”

Au tribunal correctionnel de Huy, ce mercredi 23 septembre 2026, trois hommes comparaissaient pour des faits de vol à Modave et à Huy. Parmi les prévenus, on retrouvait un oncle et son neveu. Les deux se seraie...

Au tribunal correctionnel de Huy, ce mercredi 23 septembre 2026, trois hommes comparaissaient pour des faits de vol à Modave et à Huy. Parmi les prévenus, on retrouvait un oncle et son neveu. Les deux se seraient approprié du zinc sur un chantier, mais, pour le plus jeune des deux, tout ça n'avait rien d'un vol. "J'ai l'habitude de ramasser ce genre de choses laissées à l'abandon. Ici, j'ai bien fait attention, il n'y avait pas de barrière et tout le zinc semblait broyé. Je l'ai juste mis dans mon véhicule, il n'y avait pas de panneau m'interdisant de le faire. J'ai cru que c'était à jeter."

Sauf qu'il s'agissait de corniches appartenant à une société de construction bien connue. Une brève analyse a pu déterminer que le montant total du vol s'élèverait aux alentours de 1100 €. L'oncle, aussi mentionné dans cette affaire, nie totalement les faits. "Je n'étais pas présent ce jour-là. C'est bel et bien ma voiture, mais je l'avais prêtée à mon neveu, c'est tout."

Le jeune, lui, confirme les dires de son oncle et évoque un quiproquo. "Ce n'était pas mon oncle qui était avec moi lorsque j'ai ramassé du zinc, c'était mon père. Le problème, c'est que je considère mon oncle comme mon véritable père et je l'appelle papa, donc il y a eu une confusion."

Ils auraient pu rendre le zinc, mais…

Dans l'histoire du deuxième vol, qui concerne les deux hommes et un troisième larron, rebelote. "Nous étions bien trois pour voler cette remorque, confie le neveu. Mais ici encore, ce n'était pas mon oncle qui était la troisième personne, mais c'était mon père. J'ai une famille compliquée, mais ce n'est pas de ma faute si mon oncle s'est mis en couple avec ma mère !"

L'oncle et le troisième prévenu tiennent le même discours, qui peine à convaincre la substitut du procureur du roi. Lors de son réquisitoire, elle mentionne le fait que la police de quartier a offert la possibilité aux prévenus de restituer le zinc une fois découvert au domicile commun de l'oncle et du neveu, mais que ça n'a pas été fait. Elle a requis des peines de travail à l'encontre du jeune et du troisième prévenu. L'oncle, quant à lui, comparaissait en tant que détenu. Ayant un casier chargé, la procureure a requis contre lui une peine de 8 mois de prison.

En entendant ça, le prévenu s'est énervé contre la magistrate et a été escorté par la police à l'extérieur de la salle alors qu'il était en furie. "Eh, c'est bon, huit mois de prison alors que je n'ai rien fait ! Va te jeter, t'es malade, toi !"

"Une réalité vous est présentée et vous ne voulez pas la voir"

Son avocat, dans l'embarras après une telle scène, a justifié la colère de son client par son innocence. "Depuis le début, il nie totalement les faits. Une réalité vous est présentée et vous ne voulez pas la voir. Matériellement, il n'y a pas grand-chose pour condamner mon client." L'avocat a ainsi plaidé pour un acquittement pur et simple et, à titre subsidiaire, une peine de probation autonome.

L'avocate de deux autres prévenus, elle, a montré son accord pour une peine de travail, mais a demandé que le nombre d'heures requis soit revu à la baisse.

Jugement le 7 octobre.

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