Abandon du sanctuaire de Beauval : les 12 dauphins et les 2 orques de Beauval seront bientôt en Espagne, espère Mathieu Lefèvre
Suite à l’annonce du zoo de Beauval de l’abandon du projet de sanctuaire censé accueillir les dauphins du Marineland, le ministre délégué chargé de la Transition écologique Mathieu Lefèvre a affirmé à Paris Match que leur transfert en Espagne était « la solution qui offre les meilleures conditions d’accueil ».
Matthieu Lefevre quitte l'hôtel de Matignon après une réunion avec le Premier ministre sur l'impact de la vague de chaleur sur l'agriculture, le 3 juillet 2026.
© Jeanne Accorsini/SIPA
Suite à l’annonce du zoo de Beauval de l’abandon du projet de sanctuaire censé accueillir les dauphins du Marineland, le ministre délégué chargé de la Transition écologique Mathieu Lefèvre a affirmé à Paris Match que leur transfert en Espagne était « la solution qui offre les meilleures conditions d’accueil ».
Une nouvelle fois, l’avenir des cétacés du Marineland redevient flou. Après des années de tergiversions, le 15 mai, le ministre délégué chargé de la Transition écologique Mathieu Lefevre avait enfin annoncé un plan clair sur le devenir des 12 derniers dauphins et 2 orques restants du Marineland, le parc nautique qui faisait autrefois la fierté d’Antibes, mais qui a fermé ses portes le 5 janvier 2025.
Le plan initial : confier les dauphins à deux parcs espagnols, le Selwo Marino de Malaga et le delphinarium de Valence le temps que le zoo de Beauval construise un sanctuaire destiné à accueillir les 12 cétacés - ainsi que ceux de Planète sauvage, dernier parc français à présenter des dauphins. Et autoriser le transfert de Wikie et Keijo au Loro Parque, à Tenerife, faute d’avoir trouvé meilleure solution malgré des années de mobilisation du côté des associations.
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Seulement, passé l’effet d’annonce, les problèmes se sont accumulés. Si huit dauphins sont bien partis à Malaga mi-juillet, le delphinarium de Valence n’est pas encore prêt à accueillir les quatre autres cétacés, car le parc doit aussi accueillir les bélugas du Marineland de Niagara, au Canada. Or la donne a changé : cet accueil qui devait être provisoire ne l’est plus, car le directeur du zoo de Beauval, Rodolphe Delord, a annoncé mardi renoncer au projet de sanctuaire en raison de trop grandes « pressions juridiques et financières ». Par ailleurs, le Loro Parque de Tenerife refuse d’accueillir Wikie et Keijo sans une prise de position ferme de l’Espagne en amont, afin justement d’éviter toute mobilisation de la part des animalistes.
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« Les meilleures conditions d’accueil »
Pour autant, Mathieu Lefèvre reste sur sa position. Dans un entretien accordé à Paris Match, le ministre délégué en charge de ce dossier a expliqué : « Nous prenons toutes les dispositions pour nous assurer, d’une part, que la loi de 2021 sur le bien-être animal soit pleinement respectée et, d’autre part, que l’ensemble de ces cétacés puissent vivre dans de bonnes conditions. Or, aujourd’hui, à Marineland, ces conditions ne sont pas réunies. Ce n’est pas la faute des soigneurs, mais simplement celle de l’état des bassins. Il suffit de se rendre sur place pour constater que des morceaux de béton peuvent être ingérés par les orques, avec des conséquences potentiellement très graves pour leur santé. »
« Toutes celles et ceux qui pensent qu’il existe une solution simple ou qu’il faudrait ne rien faire jouent, en réalité, contre le bien-être de ces animaux. Nous cherchons donc des solutions pragmatiques. Je remercie les autorités espagnoles, qui ont déjà permis le transfert de huit dauphins. Quatre autres seront transférés dans les prochaines semaines. Et je souhaite que nous puissions transférer les orques en Espagne à brève échéance, car il en va de leur survie », a ensuite rappelé Mathieu Lefèvre. « Je le dis aussi : il n’existe pas de sanctuaire disponible ou de solution miracle dans ce dossier. Il faut l’aborder avec pragmatisme, en ayant pour seule priorité le bien-être et la survie de ces animaux. »
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Relancé sur le fait de savoir si les quatre dauphins restant et les deux dernières orques du Marineland « seront transférés prochainement en Espagne », le ministre a répondu par l’affirmative, assurant qu'« aujourd’hui, c’est la solution qui offre les meilleures conditions d’accueil ».
Et après ?
Il n'a, en revanche, fait aucun commentaire sur les inquiétudes de Rodolphe Delord quant au sort à long terme des animaux. Selon le directeur de Beauval, les parcs espagnols ayant déjà atteint leurs capacités maximales d'accueil, ils pourraient être tentés de bien vite revendre les dauphins du Marineland à des parcs asiatiques ou encore à des hôtels et parcs d'attractions qui proposent toujours des spectacles. Une perspective aux antipodes de l'esprit de la loi de 2021.
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