À Six-Fours, l’institut océanographique Paul Ricard sensibilise le public à la protection de la Méditerranée grâce à des ateliers scientifiques
L’Institut océanographique Paul Ricard propose une nouvelle édition de ses ateliers pédagogiques. Une invitation à découvrir la biodiversité marine et à mieux comprendre les écosystèmes qui nous entourent.
Observer du plancton vivant au microscope, reconnaître les grandes familles d’animaux marins, identifier les espèces croisées lors d’une plongée, comprendre le rôle des herbiers de posidonie ou encore écouter les sons de la mer...
Sur l’île des Embiez, la salle Océanorama se transforme une nouvelle fois en laboratoire de découverte ouvert à tous.
Jusqu’à la mi-août, l’Institut océanographique Paul Ricard renouvelle ses ateliers pédagogiques animés par les biologistes marines et éducatrices à l’environnement, Aurélie Vion et Fanny Witkowski.
En neuf ateliers participatifs d’une vingtaine de minutes, petits et grands sont invités à explorer la richesse du milieu marin méditerranéen et à mieux comprendre les menaces qui pèsent sur lui.
Parmi les thématiques proposées figurent l’observation du plancton vivant, les habitats méditerranéens, les herbiers de plantes marines, les déchets et les microplastiques, la pollution sonore, la biodiversité cachée ou encore l’identification des espèces grâce à des vidéos sous-marines. Un atelier consacré à l’aquaculture complète également le programme.
Une science accessible à tous
Si les ateliers s’adressent aux familles et aux vacanciers, leur ambition dépasse largement la simple animation estivale.
Chaque séquence est conçue pour rendre accessible un sujet scientifique parfois complexe, sans jamais en dénaturer le contenu.
« Notre rôle, en tant que scientifiques, c’est aussi de transmettre », expliquaient Aurélie Vion et Fanny Witkowski lors de la précédente édition. Une conviction qui guide l’ensemble de ces rendez-vous, où la vulgarisation scientifique devient un véritable outil de sensibilisation.
À travers l’observation, les échanges et les manipulations, le public découvre que la Méditerranée ne se limite pas à ce qui est visible depuis la plage.
Derrière un grain de sable, un herbier ou quelques millilitres d’eau se cache une biodiversité d’une incroyable richesse, mais aussi d’une grande fragilité.
Une médiation scientifique assurée par les chercheurs
Cette volonté de rapprocher la recherche du grand public s’inscrit dans la philosophie portée par Patricia Ricard, présidente de l’Institut océanographique Paul Ricard. Petite-fille de Paul Ricard, elle défend depuis de nombreuses années une médiation scientifique assurée directement par les chercheurs.
Selon elle, la protection de la mer passe d’abord par la connaissance. « Il faut mettre de la connaissance sur l’émotion d’un enfant », expliquait-elle.
Une manière de susciter la curiosité, puis l’envie de comprendre avant de protéger. Patricia Ricard estime également que cette transmission ne peut être pleinement assurée que par celles et ceux qui travaillent quotidiennement sur le terrain.
« Il faut que ce soient des scientifiques », rappelait-elle, convaincue que leur expérience est indispensable pour expliquer les mécanismes du vivant avec rigueur tout en les rendant accessibles au plus grand nombre.
Au-delà des constats parfois préoccupants sur l’état de la Méditerranée, son message reste résolument tourné vers l’avenir.
« La mer est bonne fille. Quand on lui donne ce qu’il faut, elle se régénère rapidement. »
Une vision optimiste qui rappelle que les gestes de préservation et la sensibilisation peuvent produire des résultats concrets.
Pratique
Du lundi au vendredi de 14 h à 17 h. Entrée libre. Salle Océanorama. Île des Embiez.