À Néchin, les filles jouent collectif: “Un groupe !”
Au SC Néchin, le football féminin porte un visage bien connu: celui de Noémie Vanleynseele ! Depuis la création des Pépites, elle n'aura jamais vraiment quitté la pelouse ni les coulisses… Nommée il y a peu res...
Au SC Néchin, le football féminin porte un visage bien connu: celui de Noémie Vanleynseele ! Depuis la création des Pépites, elle n'aura jamais vraiment quitté la pelouse ni les coulisses… Nommée il y a peu responsable du pôle féminin, elle continue à jouer et à encadrer. Une triple casquette qui en dit long sur son investissement, alors que les deux équipes féminines du SC réalisent un bon début campagne malgré un week-end dernier un peu plus mitigé.
Noémie, racontez-nous un peu le début de saison des équipes féminines de Néchin…
Déjà, on aime dire que l'on ne forme qu'un seul groupe. Il y a des A et des B, certes, sur le papier, mais on ne fait pas de différence entre P1 et P3. Les effectifs sont très soudés, suivent des séances en commun, même si certaines sont spécifiques à chaque noyau car il y a malgré tout un écart de niveau de jeu. Mais le mot d'ordre est la complicité. Ça nous sourit jusqu'ici !
Vous incarnez cet état d'esprit car, cette saison, vous avez déjà joué aussi bien en A qu'en B…
Mais je suis plus une joueuse de notre nouvelle équipe B qui preste en P3. Après, le week-end dernier, je suis allé refiler un coup de main à la P1 face à Mouscron B comme renfort, un peu comme joker, car il y avait beaucoup de blessés. On était dans du dépannage.
Parlons de chaque équipe: les A découvrent la P1 après leur montée de la saison passée et ça se passe bien même s'il n'y a pas encore eu de victoire…
Il a déjà fallu gérer le début de championnat particulier, à la suite des forfaits de nos deux premiers adversaires. Ça a un peu déstabilisé les filles. On a dû trouver des amicaux pour ne pas perdre tout le bénéfice de la préparation. On en est à deux matches joués, on est en phase de découverte, mais on voit qu'on a le niveau avec ce nul inespéré ramené de Mons B, puis ce point pris contre le Stade Mouscron B alors qu'on était mené de deux buts. Un partage 3-3 qui prouve notre mental hors pair. Ce samedi, on va au Pays Blanc pour les retrouvailles puisque cela fait la troisième année que l'on se suit. Depuis la P3 en fait ! On s'entend bien, c'est une belle équipe avec un top coach en la personne de Kevin Barrez. Les Antoiniennes ont réalisé un 9 sur 12, ce qui atteste de leurs qualités. C'est sans surprise car le club a bien bossé au niveau du recrutement. À voir comment nos filles vont se comporter là-bas ! Dans le but de vite se sauver, un troisième nul nous irait déjà.
Quant à la P3, on est clairement dans du "tout neuf", non ?
C'est une équipe avec pas mal de débutantes qui doivent apprendre les ficelles du football. Mais on a des filles qui se battent, se prennent au jeu et ne baissent jamais les bras. On a gagné nos trois premiers matches avant d'être plus en difficulté le week-end passé face à Bracquegnies qui nous a battues 7-0... Mais on était assez déforcé en raison de malades et d'absences de dernière minute. Ce dimanche, on reçoit la REAL B pour un autre gros rendez-vous. Un match agréable en perspective car Acren a une bonne mentalité. On a déjà pas mal sympathisé avec ses joueuses. Et c'est ce qui est aussi positif quand on joue les autres équipes de Wapi car le climat est souvent serein.
Avec ses deux équipes, Néchin commence à prendre pas mal de place dans le paysage footballistique. Quel est le but ?
On veut tenir un rôle prépondérant dans le développement du foot féminin. On est clairement un club de village et on n'a donc pas la visibilité d'un Mouscron ou d'un Ath, mais on se fait connaître peu à peu. On a encore pas mal de demandes d'affiliation qui arrivent, preuve qu'on est apprécié. Ça souligne également le travail réalisé ces trois dernières années par Patrice Poppe.
Qu'est-ce qui plaît selon vous au sein du club néchinois ?
Les nouvelles infrastructures, je pense ! Le comité qui prend soin de ses équipes, féminines comprises ! Un public qui répond présent à nos matches. Et il y a l'ambiance familiale. Regardez mon cas personnel: mon mari, mon papa, ma maman, ma fille, ma sœur et ma nièce sont tous actifs au club. Cet esprit familial parle à tout le monde, vous savez ! On a un tout qui fait qu'on est devenu un club attractif.
Il reste à relancer des équipes de jeunes garçons et… filles !
On s'y attelle ! Chez les U7, on a d'ailleurs cinq-six filles dont ma nièce qui y jouent. On aimerait enchaîner avec les autres catégories désormais.
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