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À Monaco, la piscine comme immersion dans le monde de la plongée : « J’aimerais maintenant tester en conditions réelles »

La première journée d’initiation à la plongée sous-marine organisée par la mairie et par le Club d’exploration sous-marine de Monaco a eu lieu ce mercredi 8 juillet à la piscine du stade nautique Rainier-III. Organisé pour la troisième année consécutive, cet événement visait à inciter les gens à dép

« Imagine je coule », s’inquiète Octave, 6 ans, déjà dans l’eau et équipé d’un gilet stabilisateur et d’une bouteille de plongée. « Non, ça ne va pas t’arriver, on est là pour t’aider », répond Simon, son moniteur. Rassuré, Octave, rigole d’un air malicieux.

Monégasques, résidents et habitants des alentours se sont rendus ce mercredi 8 juillet à 11 h 30 à la piscine du stade nautique Rainier-III, sur le port Hercule. Ils ont pris part à la première date des ateliers d’initiation à la plongée sous-marine organisée par la mairie et par le Club d’exploration sous-marine de Monaco (CESMM). Proposé pour la troisième année consécutive, l’événement était destiné à tout public à partir de 8 ans. Les enfants entre 6 et 7 ans pouvaient aussi participer, mais devaient rester en surface.

Encadré par 16 bénévoles, dont 11 moniteurs, l’atelier cherche « à rendre accessible la plongée à tout le monde », confie Wendy Peyret, secrétaire générale du CESMM. « Les gens font un premier essai ici, puis sont plus rassurés pour aller en mer. Je pense que c’est dommage de se priver de voir ce qu’il y a sous l’eau simplement parce qu’on a peur. »

Pour Arnaud Giusti, chef du service des Sports de la mairie, la stratégie fonctionne : « Après avoir testé, des gens viennent à d’autres activités du club. Mais on a remarqué que sans ça, le premier pas est encore difficile, car ils ont peur. On a donc décidé de venir vers eux. »

Un cadre sécurisé

Alexandre, Français de 37 ans résidant à Beausoleil, est venu avec sa famille tester pour la première fois la plongée dans un cadre sécurisé : « En mer, ça me fait peur : l’inconnu, les gros poissons… Ça m’angoisse un peu. Ici, c’est plus accessible : c’est en piscine, on se relève et on touche le fond. Je ne sais pas si je suis prêt à aller en mer maintenant, mais c’est certain que tester une fois désacralise un peu la chose. Si l’occasion se présente, j’aimerais bien tester en conditions réelles. »

Son fils Matteo, 6 ans, est moins réservé. « J’ai tout aimé dans l’activité, je me sens prêt pour aller en mer », dit-il d’un ton timide. « Il vient de sortir de l’eau et il veut déjà recommencer ! », plaisante sa mère, Claire.

« On sent quand les personnes sont stressées »

Pour accompagner les débutants, chaque participant est suivi individuellement par un moniteur. « Nous avons même deux encadrants issus de la Police maritime ainsi que deux Carabiniers du Prince. Ce sont tous des personnes formées et préparées », explique Wendy Peyret.

« On sent quand les personnes sont stressées. On les accompagne progressivement pour les mettre en confiance. Souvent, sans même s’en rendre même, ils sont déjà sous l’eau. Après, ce n’est plus que du bonheur », partage Patrick Andrieu, moniteur professionnel jusqu’à l’année dernière, et maintenant bénévole au CESMM.

Une expérience ludique et conviviale

Pour les enfants, des jeux sont installés tout au long de la ligne d’eau dédiée à l’activité. « Nous avons mis en place de grands cerceaux, des poissons imprimés et plastifiés à récupérer au fond de la piscine, et même un trésor avec des pièces d’or », explique Pascal Parry, vice-président du CESMM et moniteur.

L’événement permet même aux plus expérimentés d’inciter leurs proches à s’initier. Ilan, 7 ans, en est déjà à sa troisième plongée en piscine. Il est venu avec son grand-père, Jean Fitoussi, ancien électricien de 73 ans résidant à Ychoux, dans les Landes, et en vacances pour une semaine sur la Côte d’Azur.

« J’avais testé une première fois en 2020, directement en mer, mais depuis je n’avais pas replongé. Là, je ressens un regain de jeunesse, c’est extraordinaire. J’aurais dû commencer par la piscine avant d’aller en mer, c’est mieux pour prendre confiance. Et puis, c’est sympa de le faire avec Ilan : je suis fier de lui, et lui est fier de moi. »