À Menton, on connaît la date prévisionnelle de réouverture du musée Cocteau, fermé depuis le passage de la tempête Adrian en 2018
Lors de son bilan des 100 jours, Alexandra Masson a confirmé la relance du dossier Cocteau après la condamnation de l’assureur. Selon elle, une réouverture à l’horizon 2029-2030 est envisagée. La maire de Menton dévoile aussi ses ambitions pour le Palais Carnolès et les jardins de Menton.
C’est devant le musée Jean Cocteau, fermé depuis le passage de la tempête Adrian en 2018, qu’Alexandra Masson avait choisi de tenir sa conférence de bilan de ses 100 premiers jours de mandat.
Un symbole assumé : « Dix ans d’inertie », a-t-elle martelé, pointant l’ancienne municipalité et l’attentisme des procédures judiciaires face à l’assureur du bâtiment.
Inertie qui prend fin avec cette annonce : le musée rouvrira bien ses portes. L’année visée ? 2029, mais le principe de prudence pousse la première édile à poser l’année 2030 dans l’équation.
Un comité de pilotage et un comité technique ont été réunis, avec, aux côtés de la Ville, le Préfet, la DDTM, la DRAC et l’architecte Rudy Ricciotti qui a signé le musée Cocteau.
Moment fort mis en avant par la maire : la visite de Rudy Ricciotti sur le site était sa première entrée dans le musée depuis la tempête. Une scène qu’elle a rejouée devant la presse, glissant que l’architecte l’aurait remerciée d’avoir « rouvert la culture à Menton ».
Plusieurs mois auparavant, lors de la précédente mandature, les héritiers de la famille Wunderman (détentrice d’un grand nombre d’œuvres de l’artiste) avaient menacé la Ville de reprendre les œuvres Cocteau si une avancée majeure n’était pas réalisée en direction du musée.
Un gros projet pour le palais Carnolès ?
Inès Hollander / Nice-matin
Autre chantier, resté plus discret jusqu’ici : celui du Palais de Carnolès. Alexandra Masson a indiqué vouloir y agrandir la collection existante, et promet un projet de plus grande ampleur, dont les contours ne seront dévoilés qu’aux « 300 jours » de mandat. De quoi transformer, selon les mots de la maire, ce site en un « deuxième phare culturel » de la ville.
Enfin, le dossier le plus long — et le plus coûteux — reste la candidature des jardins mentonnais au patrimoine mondial de l’Unesco.
Menton se positionne comme la seule ville française en mesure de porter un tel dossier, misant sur son microclimat exceptionnel qui attirait déjà, à l’époque des palaces, les hivernants d’Europe du Nord et de l’Est en quête de douceur hivernale.
Une candidature qui pourrait être portée conjointement avec des jardins italiens voisins.