À Arlon, Yannick Noah lancera la saison culturelle : “Le prix des places n’a pas augmenté depuis 2020”
Luc Delhaye, vous êtes le directeur de la maison de la culture d'Arlon, la saison commence fort ?Yannick Noah, mais pas dans un concert d'agités ! Une version intimiste, on prend un peu l'apéro avec lui, il a u...
Luc Delhaye, vous êtes le directeur de la maison de la culture d'Arlon, la saison commence fort ?
Yannick Noah, mais pas dans un concert d'agités ! Une version intimiste, on prend un peu l'apéro avec lui, il a un guitariste, il va raconter ce qu'il a vécu ! Je lui fais confiance. Il vient le 8 octobre, je suis certain que tout sera complet. Quand il fait des concerts, il fait parfois trois heures. Ce type est tellement joyeux et positif, c'est gai de le recevoir dans une période où la joie de vie manque un peu.
En théâtre ?
Plein de choses, je ne sais pas quel spectacle vous présenter. J'ai Charlie Dupont et Tania Garbarski, deux comédiens belges. Il s'agit de la pièce "Oublie-moi". Sa femme l'envoie faire une course au magasin et quand le gars y arrive, il ne sait plus pourquoi il est là, il a la maladie d'Alzheimer. Il ne veut pas oublier qu'il aime sa femme : "Je ne sais plus qui tu es, mais je sais que je t'aime." Le gars est positif, Charlie Dupont est très, très fort. Cette pièce a eu deux Molières quand la pièce a été jouée à Paris. Ce sera le 4 février.
Quelque chose qui va bousculer ?
"Made in France", c'est un gars qui sort de prison, il travaille dans une entreprise, mais le grand patron arrive d'Angleterre, les syndicats veulent aller en grève, les politiciens débarquent. On se rend compte que les syndicats, les politiques, les patrons sont tous des pourris. Ils ont une chose en commun : le chacun pour soi. Et au diable les autres ! C'est défendu avec une énergie, une intelligence, un humour.
Magnifique ! Cette approche de critiquer tout le monde, ça bouscule. C'est fait par la compagnie "La poursuite du Bleu", c'est en fin de saison, c'est le 13 avril.
Le truc que vous êtes content de faire ?
Il y en a un paquet : "Les Gros patinent bien !". C'est un gars don't on comprend un mot sur trois. Il raconte les aventures d'un type avec un maillot de bain qui voyage à travers le monde. C'est à pleurer de rire, complètement décalé. Ironie du sort, il a eu un Molière.
Et en humour ?
J'ai GuiHome et Nicolas Lacroix qui viennent. Un spectacle à deux pour le prix d'un ! Les deux humoristes sont en train de monter un spectacle. Le spectacle est en construction, ils viennent le 11 mai. Si là, je n'ai pas une salle complète de trentenaires, je vais me poser des questions.
Du cirque aussi ?
Évidemment, une troupe québécoise, cela fait trois que j'essaie de les faire venir. Ils ont un show final extrêmement drôle.
Et de la danse ?
Oui, Laurent Drousie (Europa Danse Company) revient avec Carmen. Je veux faire plus de danse et de la variété. C'est du contemporain avec une base classique. C'est le 19 Mars.
Et puis il y aura Puggy, le 6 mars ?
C'est le seul spectacle déjà en vente, une onde de choc à la billeterie. Ils font une tournée "Petite salle" pour remercier leur public. On a gardé quelques places. Une soirée souvenir avec leurs vieux morceaux.
Du neuf pour réserver ses places
Nouvelle mouture pour avoir ses tickets. L'équipe de la maison de la culture d'Arlon a réfléchi pour ne plus avoir de débordements à la soirée de présentation.
"On a eu 800 personnes pour une salle de 600. Et en plus, s'il fait chaud, la salle n'est pas climatisée. Il fallait aussi arrêter cet encodage jusqu'à 3 heures du matin. Les gens de la maison étaient épuisés, même si c'est une journée festive".
La nouvelle formule se fera en deux fois le jeudi 3 septembre à 14 heures et à 20 heures. Le vendredi sera à guichets fermés et le samedi matin, on pourra revenir acheter ses places.
Les ventes se feront ensuite sur internet.
"Je défends la proximité, les arts de la scène. Ici, ce n'est pas un cinoche. Je veux donner la priorité aux gens de la région. Et je n'ai pas voulu augmenter le prix des places. Et cela depuis 2020 ! Mais l'année prochaine, on verra. Une scène, ce n'est pas réservé aux intellos, riches et cultivés ! "
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