thejournalofsierraleonestudies.com

À Ans, le Batopin régulièrement occupé par des SDF : la police renforce la pression face aux nuisances

À Ans, des SDF occupent depuis plusieurs mois le Batopin, rue de l'Yser, rendant difficile le retrait d'espèces en toute sécurité. Malgré des interventions de sécurité limités par le statut semi-public du lieu, une pression policière régulière a permis une amélioration notable dans certaines zones.

Voilà maintenant plusieurs mois que des riverains signalent la présence de personnes qui occupent l'intérieur du Batopin, rue de l'Yser à Ans. Selon les témoignages, il est devenu difficile de pouvoir retirer de l'argent en toute sécurité. La présence de plusieurs personnes SDF, parfois sous influence, importune les habitants qui réclament une action de la part des élus locaux.

Une situation bien connue du bourgmestre Grégory Philippin, qui affirme faire au mieux pour améliorer le quotidien des habitants. Du côté de Batopin, on évoque le fait qu'il n'est pas toujours possible de faire évacuer les lieux.

"Nos marges de manœuvre restent toutefois limitées : en tant qu'acteur privé, nous ne pouvons pas simplement faire évacuer ces personnes de nos locaux. Toute personne dispose en Belgique du droit de mendier, et nous ne pouvons donc pas simplement nous y opposer. Nos points d'accès sont par ailleurs considérés comme des lieux semi-publics, dans la mesure où l'accès y est libre ; il ne s'agit donc pas d'un domaine privé au sens strict", indique Batopin.

Liège : faut-il assouplir le règlement mendicité ?

"Lorsque la présence de personnes sans domicile fixe ou de personnes mendiantes nous est signalée ou constatée, nous envoyons un agent de gardiennage sur place, qui interpelle les personnes concernées et leur demande de quitter les lieux."

Bonne nouvelle à Ans : un tout nouveau point cash prend place rue de l'Yser

Une pression policière régulière

Le bourgmestre a donc demandé à sa zone de police d'être présente sur les lieux problématiques. Ainsi, "les chiffres montrent une évolution assez encourageante du phénomène constaté et tendent à confirmer que la pression policière régulière produit ses effets sur les points de fixation identifiés", indique la zone de police Ans/Saint-Nicolas.

Pour rappel, ceux-ci se situent dans la zone place Brignoul/rue du Plan Incliné, au Carrefour, ainsi que sur l'axe Jean Jaurès/Yser.

À la place Brignoul, on comptabilise 44 passages ou feedbacks depuis le début du suivi renforcé, soit à la mi-juillet.

Gare des Guillemins fermée durant la nuit : que vont faire les 26 SDF qui fréquentaient ses couloirs ?

Toujours selon les chiffres de la zone de police, sur les 16 passages effectués entre le 30 juillet et le 18 août, seuls quatre ont encore fait état de la présence d'une personne, sans trouble à l'ordre public ni arrestation administrative sur la place.

Et la tendance s'est encore confirmée ensuite : les passages des 20, 21, 22, 24 et 25 août n'ont donné lieu à aucune présence ni constatation particulière.

Même évolution positive autour du Plan Incliné et du Carrefour : les personnes qui occupaient précédemment les lieux n'étaient plus présentes le 20 août et les contrôles des 21, 23 et 24 août sont également restés négatifs.

L'axe Jean Jaurès-Yser reste un point d'attention

L'axe Jean Jaurès-Yser et certains commerces restent toutefois des points d'attention. À titre d'exemple, sur la seule semaine du 10 au 16 août, quatre sanctions administratives communales liées à cette problématique ont été dressées rue Jean Jaurès et deux arrestations administratives pour ivresse publique ont été réalisées le 16 août, selon la zone de police Ans/Saint-Nicolas.

La volonté de la majorité ansoise est de continuer sur cette lancée.

Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.