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83 % des Wallons en infraction en zone 30 : “On ne transforme pas une piste d’atterrissage en zone 30 en y plantant un simple panneau”, réagit Touring

La semaine passée, une nouvelle étude de l'institut Vias rendait compte du non-respect structurel des zones 30 en Belgique. Selon l'organisme, qui avait analysé la vitesse de 2,3 millions d'automobilistes dans ...

La semaine passée, une nouvelle étude de l'institut Vias rendait compte du non-respect structurel des zones 30 en Belgique. Selon l'organisme, qui avait analysé la vitesse de 2,3 millions d'automobilistes dans une centaine de points de Belgique, la vitesse moyenne des conducteurs, en zone 30, était de… 41 km/h ! En Wallonie, elle était même de 45 km/h et de 37 km/h en Flandre. Seuls les Bruxellois respectaient globalement la vitesse, sans doute en raison des embouteillages et nombreux feux rouges qui cassent la vitesse des conducteurs.

La majorité des conducteurs roulent beaucoup trop vite en zone 30 : l'un d'eux a été mesuré à 119 km/h !

L'étude de Vias allait plus loin : 65 % des automobilistes belges auraient été verbalisés selon les mesures de Vias. Et même 83 % des conducteurs wallons. La faute, selon Vias, à l'absence d'éléments d'infrastructures (casse-vitesse, sas d'entrée de village,…) rappelant aux automobilistes qu'ils doivent réduire la vitesse. L'un des conducteurs avait été mesuré à 119 km/h en zone 30.

Aujourd'hui, c'est l'organisme Touring qui réagit. "Les chiffres de Vias doivent évidemment nous interpeller, car la vitesse excessive représente un danger réel, particulièrement pour les piétons et les cyclistes, indique Lorenzo Stefani, porte-parole de Vias. Le conducteur mesuré à 119 km/h en zone 30 se situe clairement dans un comportement extrême et totalement irresponsable. Mais ce cas spectaculaire ne doit pas empêcher de poser une question plus générale : pourquoi une très large majorité des conducteurs ne respecte-t-elle pas certaines limitations ?"

Explosion des excès de vitesse, Touring réclame un audit : "Il y a des endroits où la limite de vitesse est dangereuse parce qu'elle est trop basse"

Selon Touring, l'infrastructure routière en serait la principale raison. "On ne transforme pas une piste d'atterrissage en zone 30 en y plantant simplement un panneau. Si l'on veut réellement faire respecter une zone 30, la route doit être aménagée de manière à rendre difficile, inconfortable, voire impraticable une vitesse supérieure à 40 ou 50 km/h : rétrécissements, chicanes, plateaux, trottoirs traversants, végétation, stationnement alterné ou portes d'entrée clairement identifiables."

Pour Touring, il ne s'agit certainement pas d'excuser les excès de vitesse mais de rendre les limitations réellement efficaces. "Une zone 30 bien conçue doit faire lever le pied presque instinctivement, avant même que le conducteur regarde son compteur."

Limitation dynamique de la vitesse ? Oui mais pas n'importe comment !

Cela étant, Touring ajoute que les contrôles et les sanctions "restent indispensables" face aux comportements dangereux. "Mais un radar constate l'infraction après qu'elle a été commise, tandis qu'un bon aménagement empêche ou décourage la vitesse en permanence. La meilleure zone 30 n'est donc pas nécessairement celle qui produit le plus d'amendes, conclut Touring, Mais bien celle dans laquelle il devient naturellement difficile de rouler trop vite."

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