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500 000 galaxies dans une seule image : le plus grand appareil phot…

Dans une constellation discrète se cache l’un des coins de ciel les plus scrutés par les astronomes. La nouvelle image du champ Cosmos, dévoilée par l’observatoire Vera C. Rubin (Chili), révèle un ...

La constellation du Sextant n'est pas spectaculaire. Elle est même très peu lumineuse. Mais elle est visible pratiquement de partout sur Terre. C'est une première particularité.

Cette image, prise par le télescope spatial Hubble de la Nasa, montre l'amas de galaxies Abell S0740, situé à plus de 450 millions d'années-lumière, dans la direction de la constellation du Centaure. La galaxie elliptique géante ESO 325-G004 domine le centre de l'amas. Il s'agit de la galaxie centrale la plus brillante (BCG pour Brightest Cluster Galaxy). © Nasa, ESA

Comparée à ce monstre galactique, notre Voie lactée est une galaxie naine !

Avec les progrès des instruments et des techniques d'analyse des observations, les astronomes affinent sans cesse nos connaissances d'astres parfois connus depuis des siècles. Ils viennent ainsi de confirmer que l'un d'entre eux est vraiment monstrueux !... Lire la suite

La seconde, celle qui nous intéresse aujourd'hui, c'est qu'elle cache une région célèbre du ciel. Celle que les astronomes appellent « le champ Cosmos ». C'est l'une des régions de notre Univers les plus observées. Parce qu'elle est à l'écart du plan encombré d'étoiles de la Voie lactée.

Une image qui révèle les profondeurs de notre Univers

L'instrument LSST (Legacy Survey of Space and Time, un appareil photo numérique de 3,2 gigapixels, le plus grand du monde), monté sur le Simonyi Survey Telescope de 8,4 mètres de l'observatoire Vera C. Rubin (Chili), vient d'en produire une nouvelle image.

Une image de la nébuleuse Trifide et de la nébuleuse de la Lagune, à plusieurs milliers d'années-lumière du Système solaire, vues par l'Observatoire Vera Rubin. L'image est en réalité une mosaïque de photos de ces nébuleuses, des régions de formation d'étoiles semblables à des nuages ​​situées dans la constellation du Sagittaire, composée de 678 images distinctes prises en seulement sept heures. © NSF-DOE Vera C. Rubin Observatory

La plus grande caméra du monde vient de livrer sa première image… et elle est vertigineuse

L’Observatoire Vera Rubin est un télescope géant récemment entré en fonction et installé au Chili, qui tous les trois jours fournit une image complète de la voûte céleste dans l'hémisphère sud. Il y traque supernovae et astéroïdes interstellaires et cherche des solutions à certaines énigmes comme celles de la matière et de l'énergie noire. Les premiers extraits d'une de ces images complètes ont été révélés en avance, et ils sont déjà époustouflants !... Lire la suite

Elle offre une vue d'une profondeur spectaculaire, un « regard inédit et puissant sur ce point de repère cosmique bien connu ».

Le saviez-vous ?

D’une grande valeur scientifique, le champ COSMOS figure parmi les régions qui seront observées plus fréquemment que la plupart des zones incluses dans le Legacy Survey of Space and Time (LSST). Ce relevé décennal de l’observatoire Vera C. Rubin (Chili) vise à créer l’enregistrement de l’Univers le plus complet de l’histoire.

L'image a en réalité été produite à partir de centaines d'observations. Elle montre environ 50 000 étoiles, mais surtout, plus d'un demi-million de galaxies en tous genres : des spirales, des elliptiques et même des galaxies en fusion ou des galaxies issues de l'Univers lointain. Elle laisse aussi apparaître des traces de « cirrus galactiques », des filaments de poussière interstellaire situés au sein de notre Voie lactée, qui se superposent au paysage cosmique bien plus lointain. Comme la preuve ultime de la sensibilité remarquable de l'observatoire Vera C. Rubin.

Bob Blum, le directeur de l’Observatoire Rubin au sein du NSF NOIRLab (États-Unis) a souhaité dédier cette image merveilleuse aux Chiliens touchés par les récentes tempêtes dévastatrices, pour témoigner de la reconnaissance de la communauté scientifique pour le soutien que les populations locales apportent depuis des décennies à l’astronomie et aux observatoires au Chili. © NSF–DOE Vera C. Rubin Observatory, NOIRLab, SLAC, AURA

Le champ Cosmos, un territoire déjà mythique

Les astronomes étudient le champ Cosmos depuis plus de vingt ans déjà. Depuis les premières observations réalisées par le télescope spatial Hubble, désormais dans des longueurs d'onde allant des ondes radio aux rayons X.

Cette infographie superpose les zones couvertes par plusieurs grands relevés du champ Cosmos à l’image d’une profondeur exceptionnelle de cette région obtenue par l’observatoire Vera C. Rubin (NSF-DOE, Chili). Prises dans leur ensemble, ces zones de relevé imbriquées et superposées illustrent comment Cosmos est devenu l’une des portions du ciel les plus intensément étudiées, chaque observatoire apportant un élément distinct à cette histoire. L’image vaste et profonde de l’observatoire Rubin fournit le contexte cosmique global, tandis que d’autres installations ont ciblé des zones plus restreintes avec une précision accrue, constituant ainsi un ensemble de données d’une richesse unique pour l’étude des galaxies, de la structure cosmique et de l’évolution de l’Univers au fil du temps. © NSF–DOE Vera C. Rubin Observatory, NOIRLab, SLAC, AURA

Ce que Rubin voit de plus que les autres

Alors que peut encore apporter l'observatoire Vera C. Rubin ? Une vision dynamique de la région. Car non seulement l'instrument permet une belle profondeur et une couverture à grand champ - cette image s'étend sur environ un sixième de la totalité du ciel visible depuis l'hémisphère sud -, mais aussi des observations répétées. De quoi révéler des galaxies plus ténues et des détails plus fins que ceux visibles sur cette première image et suivre aussi l'évolution du champ Cosmos au fil du temps.

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Les données produites par l'observatoire Vera C. Rubin iront donc au-delà de la myriade de galaxies lointaines potentiellement jamais observées auparavant. Les astronomes s'attendent aussi à y trouver un nombre considérable d'objets transitoires et variables : des supernovas et d'autres phénomènes explosifs. En d'autres mots, à pouvoir étudier de manière approfondie, les changements qui s'opèrent dans le ciel.

Galaxies lointaines, supernovae, objets variables : la suite promet

Seules ont pour l'instant été exploitées des images enregistrées entre avril 2025 et janvier 2026. Une nouvelle phase d'acquisition est programmée d'octobre à décembre 2026. Les données qui seront ensuite publiées intégreront notamment des images de différence qui ne montreront que les changements détectés entre les prises de vue.

L'observatoire Rubin en haut du Mont Pachon. © Image : Olivier Bonin/SLAC National Accelerator Laboratory 

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L'accès à toutes ces données est d'ores et déjà ouvert à de nombreux scientifiques. Elles seront mises à la disposition du grand public après une période d'exclusivité de deux ans. Mais l'application Rubin Skyviewer permet dès à présent d'explorer le champ Cosmos dans le détail. Renversant...