thejournalofsierraleonestudies.com

40 policiers fédéraux, 20 caméras et des recommandations pour les bourgmestres : Après les 19 mayeurs, le Conseil régional de sécurité annonce ses mesures

"Lors du Conseil régional de sécurité (CORES) réuni ce mercredi en fin d'après-midi à l'initiative du ministre-président bruxellois Boris Dilliès, un plan de coordination renforcé et de nouveaux moyens visant à...

"Lors du Conseil régional de sécurité (CORES) réuni ce mercredi en fin d'après-midi à l'initiative du ministre-président bruxellois Boris Dilliès, un plan de coordination renforcé et de nouveaux moyens visant à renforcer la lutte contre les violences liées au trafic de drogues à Bruxelles ont été présentés", annonce la ministre-présidence dans un communiqué.

Plus tôt dans la journée, la conférence des bourgmestres avait déjà annoncé une série de mesures sans attendre la réunion régionale.

Le Cores s'est tenu "en présence du ministre fédéral de l'Intérieur, Bernard Quintin, de la ministre fédérale de la Justice Annelies Verlinden, du procureur du Roi de Bruxelles, Julien Moinil, de la commissaire nationale aux Drogues, Ine Van Wymersch, de la Haute Fonctionnaire Sophie Lavaux, ainsi que des bourgmestres et représentants des zones de police bruxelloises."

Parmi les mesures décidées ce mercredi soir, le ministre de l'Intérieur, Bernard Quintin, s'est engagé à envoyer 40 policiers supplémentaires "pour renforcer la présence policière dans les rues et les capacités d'enquête." Le bourgmestre de la Ville de Bruxelles nous expliquait dans l'après-midi que depuis les fusillades à Saint-Gilles, on dénombrait un renfort de seulement 4 agents de la police fédérale à Saint-Gilles.

Le ministre-président a annoncé que 20 caméras mobiles seront déployées dans les quartiers concernés par les violences liées au trafic de stupéfiants. Il a également rappelé le rôle de coordination de l'administration Safe Brussels et l'arrivée prochaine d'un commissaire régional aux drogues, dont le recrutement est en cours.

"L'intérêt des couvre-feux ou zones à accès restreint"

Boris Dilliès a mentionné aux bourgmestres "l'intérêt de mettre en place, dans les lieux les plus sensibles, des couvre-feux ou zones à accès restreint, c'est-à-dire des zones où l'accès serait réservé aux seuls riverains afin de limiter les allées et venues et de renforcer la sécurité dans ces quartiers." On peut penser au cas du Peterbos à Anderlecht, où un arrêté restreignant l'accès pour les personnes qui ne vivent pas dans le quartier est en vigueur depuis plusieurs années. Molenbeek a aussi récemment pris une interdiction de rassemblement dans certaines zones. Schaerbeek, pour sa part, a instauré un couvre-feu pour les commerces du quartier Nord. Une mesure qui existe également à Cureghem (Anderlecht).

Contacté suite à une des récentes fusillades, le bourgmestre de Saint-Gilles, Jean Spinette (PS), nous expliquait ne pas souhaiter prendre de tels arrêtés. Il estimait alors qu'avec la politique régionale "des hotspots", en vigueur depuis 2024, les forces de l'ordre disposaient déjà d'un arsenal réglementaire suffisant pour effectuer des contrôles dans le périmètre touché par les violences.

"La lutte contre le trafic de drogues ne peut pas être menée en silos. La police, la justice, les communes, la Région, mais aussi les acteurs de la prévention et de la santé doivent travailler ensemble," conclut le Ministre-Président.