thejournalofsierraleonestudies.com

17 octobre : comment les commerçants peuvent-ils se protéger des pillages ?

À Marseille, les commerçants redoutent de tout perdre. Après les pillages du week-end, il faut réparer et remplacer les stocks, avec les fêtes de fin d’année en ligne de mire. Mais comment rouvrir quand on a peur d’être à nouveau visé ?

Publié le 19/10/2026 21:31

Liste des vidéos similaires

Article rédigé par France 2 - N. Dahan, P-J. Perrin, L. Lavieille. Édité par l'agence 6Medias

France Télévisions

À Marseille, les commerçants redoutent de tout perdre. Après les pillages du week-end, il faut réparer et remplacer les stocks, avec les fêtes de fin d’année en ligne de mire. Mais comment rouvrir quand on a peur d’être à nouveau visé ?

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.


Nettoyer, sécuriser et constater l’ampleur des dégâts. À Marseille, dans un centre-ville dévasté, ne restent parfois que des messages adressés aux pilleurs. Dans un magasin d’articles de cuisine haut de gamme, tout a été volé. Samedi, nous avons filmé le saccage de la boutique lorsqu’un groupe de casseurs envahit le magasin et dérobe tout sur son passage. 140 000 euros de marchandises se sont envolés au plus mauvais moment de l’année. "On fait tout notre chiffre sur mi-novembre jusqu’à mi-décembre, c’est le mois le plus important. C’est là qu’on fait notre année quelque part", indique Olivier Hennel, président des magasins TOC.

À quelques mètres de là, une boutique de chaussures de luxe, elle aussi, a été entièrement mise à sac. Impuissant, son propriétaire fait face à 300 casseurs et assiste en direct au pillage de son magasin sans pouvoir s’interposer. Sa fille est encore traumatisée. "Mon père a essayé de s’interposer, il s’est fait piétiner, on s’est fait littéralement marcher dessus", raconte Magali Koumrouyan, gérante de la boutique Armenak à Marseille. Avec le nouvel appel à manifester samedi, elle se demande désormais comment se protéger.

À Marseille, près de 500 boutiques du centre-ville auraient été vandalisées. Celle d’un couple a été épargnée. Mais comme la plupart de leurs confrères, ils dénoncent le manque de protection policière samedi dernier : "Sincèrement, je pense que c’est un miracle qu’il n’y ait pas un commerçant qui ait perdu la tête et qui tire sur quelqu’un. C’est miraculeux." Aujourd’hui, ils sont inquiets quant à la suite du mouvement. "On voit, nous aussi sur les réseaux, les jeunes qui disent : "On va finir le travail." On se dit à quelle sauce on sera mangés." Ils envisagent désormais de recruter des agents de sécurité pour surveiller leur magasin jour et nuit.

Vous pouvez désormais privilégier l'affichage des articles de franceinfo dans les résultats de recherche Google. Comment ça marche ?

Sur le même thème

Shorts