142 interpellations: le profil des personnes soupçonnées d’avoir déclenché des incendies en France
BFM-Police-JusticePublié hier à 21h26 Lire dans l'appBFM Paul Conge avec Vincent Vantighem142 personnes ont été interpellées depuis le début du mois de juillet en lien avec les différents incendies qui se sont...
Publié hier à 21h26
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142 personnes ont été interpellées depuis le début du mois de juillet en lien avec les différents incendies qui se sont déclarés à travers le pays.
La France en proie aux flammes. "32 feux" sont toujours en cours sur le territoire français ce jeudi 24 juillet, a indiqué le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez. Depuis le 6 juillet, 142 personnes ont été interpellées à travers le pays en lien avec les incendies qui font rage depuis la fin du mois de juin.
Parmi elles, quatre ont été déjà été condamnées et 11 ont été placées en détention provisoire dans l'attente de leur procès. BFM fait le point sur ce que l'on sait de ces personnes soupçonnées d'être impliqués dans l'origine des feux.
En Gironde d'abord, aucune interpellation en lien avec l'incendie qui s'est déclaré à Lège-Cap Ferret n'a eu lieu à ce stade. Selon le procureur de Bordeaux, le feu a démarré mercredi 22 juillet en début d’après-midi, à Saumos.

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Un tracteur d’un prestataire d’Enedis effectuait des travaux de débroussaillage sur le bas-côté près d'une maison entourée de pinèdes quand un feu a démarré. Selon Enedis, les salariés de leur prestataire ont tenté d'éteindre le départ de feu avec l'extincteur de leur camion, sans y parvenir. Ce vendredi, le feu a parcouru plus de 14.000 hectares et 110.000 personnes ont été évacuées.
Mercredi et jeudi, deux hommes de 29 et 26 ans ont par ailleurs été interpellés en flagrant délit pour avoir fumé dans le milieu forestier.
Quatre personnes mises en examen en Seine-et-Marne
Concernant l'incendie qui a ravagé la forêt de Fontainebleau en Seine-et-Marne à partir du 12 juillet, deux ouvriers de la société Aximum, nés en 1967 et 1988, ont été mis en examen et placés sous contrôle judiciaire le 16 juillet.

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Ils intervenaient pour réparer des dispositifs de retenue sur l’autoroute A6, à hauteur de Noisy-sur-Ecole, et auraient généré des étincelles en tronçonnant des glissières à l’aide d’une disqueuse thermique. La végétation se serait embrasée, gagnant rapidement la forêt jouxtant l’autoroute, selon la procureure de Fontainebleau. Le gérant d’Aximum a lui été placé sous le statut de témoin assisté.

Un pompier volontaire et un étudiant en droit ont aussi été mis en examen et écroués le 15 juillet pour "destruction par incendie pouvant causer un dommage aux personnes et un dommage irréversible à l’environnement" après le départ de deux autres feux à proximité le 13 juillet.
Le premier a reconnu en garde à vue, avant de revenir sur ses aveux devant le juge, avoir allumé un incendie à proximité d’Arbonne-la-Forêt. Un bidon d’essence avait été retrouvé à proximité. Le second a avoué avoir mis le feu à une brindille près d’une écurie à Fontainebleau.
Une "énergie perdue absolument énorme" dans l'Allier
Le 26 juin, plusieurs témoins ont aperçu un homme ivre sur un lieu de départ de feu à Villeneuve-sur-Allier (Allier), entouré de fumée. Interpellé, placé en détention provisoire puis jugé en comparution immédiate, il a contesté les faits et affirmé n’avoir vu aucun feu. Il a été relaxé par le tribunal correctionnel, selon le procureur par intérim de Moulins, Laurent Béard, joint par BFMTV. Un appel a été interjeté.

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Au début du mois de juillet, dans le même département, un homme est tombé en panne avec sa voiture près d’une carrière. Aucun service de dépannage ne lui répondait alors "il se dit que le meilleur moyen de faire venir les secours, c’est d’allumer un incendie", a raconté le procureur. Jugé pour "destruction par moyen dangereux", l’individu, sous curatelle, a été condamné à une peine de prison ferme.
D'autres incendies volontaires ont été recensés dans l'Allier: un agriculteur a brûlé une botte de foin sur son champ. Avec les conditions climatiques, l'incendie s'est propagé et 450 hectares sont partis en fumée. Un riverain a aussi allumé un feu dans des bidons percés, les gendarmes sont intervenus pour l’éteindre. Après leur départ, caché derrière un mur, l'homme l'a rallumé. Le feu s'est propagé à des habitations.
Le procureur par intérim de Moulins prône "une politique de fermeté". "Le temps et l’énergie perdue pour ces feux volontaires est absolument énorme", déplore-t-il.
Deux hommes interpellés dans les Pyrénées Orientales
Jeudi 23 juillet, dans les Pyrénées-Orientales, un SDF de 41 ans a été placé en détention provisoire à la prison de Perpignan. Il est soupçonné d'avoir volontairement déclenché un incendie à Calce, le 7 juillet dernier. Déjà connu de la justice, il sera jugé en comparution immédiate le 26 août pour "dégradation ou détérioration du bien d’autrui par un moyen dangereux pour les personnes".
Un homme de 49 ans a été placé en garde à vue le 9 juillet quelques heures après le début du spectaculaire incendie qui a parcouru 90 hectares de végétation la veille près de Perpignan. Le feu a provoqué d'importantes perturbations, dont la fermeture temporaire de l'aéroport.
Selon le procureur de la République, il a été arrêté "sur la base de témoignages recueillis aussitôt, signalant un comportement suspect et une possible mise à feu volontaire de végétation." Il a été placé en détention provisoire, a indiqué le procureur Jérôme Bourrier à BFMTV.

Quant à l'incendie probablement d'origine volontaire du 2 juillet à Canet-en-Roussillon et Sainte-Marie-la-Mer, aucune interpellation n'a eu lieu à ce stade.
Un homme interpellé dans l'Hérault jugé en août
Dans l'Hérault, un pyromane récidiviste de 27 ans a été arrêté dimanche 5 juillet, près de Carlencas-et-Levas, au nord de Béziers. Il a été placé en détention provisoire le mardi suivant, soupçonné d'avoir déclenché un incendie qui a parcouru 275 hectares.
Selon le procureur de la République de Béziers, Arnaud Faugère, joint par BFMTV, le suspect a été désigné par plusieurs témoins en raison de son comportement suspect, alors qu’il se trouvait à vélo à Lunas, en train de regarder le feu situé 300 mètres plus loin.
Il a été trouvé porteur d’un briquet et se déclarait fumeur sans toutefois être en possession de cigarettes. Il exposait avoir involontairement mis le feu à la broussaille après avoir voulu brûler une lettre d’adieu destinée à sa fille décédée en bas âge l’année dernière. Le feu s’était alors très rapidement propagé, sans qu’il arrive à l’éteindre.
S’il disait que sa compagne et mère de l’enfant était au courant de sa démarche, celle-ci a indiqué au contraire ne pas en avoir été avisée, et a précisé que l’intéressé lui avait dit "qu’il allait faire une connerie". Il s’est présenté comme ancien sapeur-pompier volontaire, et est susceptible de présenter certains troubles psychiatriques.
Celui qui sera jugé le 27 août prochain a par ailleurs déjà été condamné en 2020 à une peine de 3 ans d’emprisonnement avec sursis probatoire sur une durée de deux années pour des faits de destruction par un moyen dangereux pour les personnes.
Le procès d'un homme renvoyé dans le Rhône
Un homme de 29 ans est suspecté d’avoir allumé trois feux le 5 juillet à Solaize dans le Rhône. Un hectare a brûlé et 150 riverains ont du être évacués. Il est également suspecté d’avoir menacé de mort son ex-compagne, et de l’avoir harcelée avec des appels malveillants.
Ce suspect "très connu" de la gendarmerie pour des faits d’une autre nature a été interpellé rapidement par la brigade territoriale de Moins, a appris BFMTV. Il devait être jugé le mercredi 8 juillet en comparution immédiate, mais le tribunal a renvoyé l’affaire, selon Le Progrès.
Une expertise psychiatrique demandée avant le procès d'un homme dans le Gard
Dans le Gard, deux incendies se sont déclarés à Rémoulins à la fin du mois de juin. Un homme a été interpellé et placé en détention provisoire dans l'attente d'une expertise psychiatrique. Son procès est annoncé "courant juillet".
Trois adolescents soupçonnés d'un incendie dans l'Ain
Trois adolescents ont été placés sous contrôle judiciaire dans l'Ain car ils sont soupçonnés d'avoir causé ou participé à l'incendie ayant détruit une grande partie du château de Divonne-les-Bains le 28 juin. Aucune date d'audience n'a été communiquée à ce stade.
Dans le même département, une personne sous l'emprise de l'alcool et de la cocaïne a tenté de mettre le feu à proximité d'une forêt dans la commune de Serrière-sur-Ain, à une trentaine de kilomètres de Bourg-en-Bresse le 8 juillet.
"L’intéressé est surpris alors qu’un feu a débuté en bordure de route. Les déclarations du mis en cause sont incohérentes, il indique initialement changer sa roue, puis précise vouloir réchauffer son sandwich. D’autre part, il est alcoolisé et positif aux stupéfiants", a indiqué le parquet de Bourg-en-Bresse à BFMTV.
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L'homme est convoqué par procès-verbal devant le tribunal correctionnel le jeudi 29 octobre pour "détérioration du bien d’autrui par un moyen dangereux pour les personnes" et "mise en danger d’autrui (risque immédiat de mort ou d’infirmité)".
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