1.252 morts au Népal… 21 au Tibet: la Chine a-t-elle été épargnée ou tente-t-elle de minimiser le bilan humain?
Un “détail” saute aux yeux à chaque mise à jour du bilan de la catastrophe naturelle à la frontière entre le Népal et le Tibet (Chine): un nombre cataclysmique de victimes annoncé d’un côté, 1.256 morts au Népal, et un autre, particulièrement minime, côté chinois, d’“à peine” 21 décès, selon Pékin. Un contraste qui semble surtout illustrer le contrôle rigoureux de l’information par les autorités chinoises, dénonce la RTBF.
Un “détail” saute aux yeux à chaque mise à jour du bilan de la catastrophe naturelle à la frontière entre le Népal et le Tibet (Chine): un nombre cataclysmique de victimes annoncé d’un côté, 1.256 morts au Népal, et un autre, particulièrement minime, côté chinois, d’“à peine” 21 décès, selon Pékin. Un contraste qui semble surtout illustrer le contrôle rigoureux de l’information par les autorités chinoises, dénonce la RTBF.
A. FO
Source: RTBF, Human Right Watch, Reuters, AFP
3 septembre 2026, 12:57Dernière mise à jour: 13:02
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Les images irréelles du désastre ont fait le tour du monde (voir vidéo ci-dessus): une vague monstrueuse, digne d’une superproduction apocalyptique américaine, déferle sur le poste-frontière et emporte tout sur son passage. Elles ont bel et bien été filmées à Gyirong, au Tibet, soit en Chine. Depuis lors, l’attention médiatique ne se focalise pourtant presque essentiellement que sur le versant népalais. Par souci de priorité face à l’ampleur des dégâts et pour privilégier la région la plus sinistrée? Le dernier bilan officiel chinois ne s’élève en effet “qu’à” 21 morts, contre 1.252 chez son voisin himalayen (pour respectivement 541 et 4.216 disparus). Pas forcément.
Silence au Tibet
Selon le Guardian, des publications sur les réseaux sociaux chinois avaient ainsi initialement évoqué un bilan beaucoup plus lourd et “plusieurs centaines de morts”. Ces contenus ont étrangement disparu aujourd’hui. Les jours qui ont suivi la catastrophe, une dizaine de Tibétains ont même été arrêtés, accusés d’avoir propagé des “rumeurs” ou de “fausses informations” sur les inondations, souligne la RTBF. La conséquence directe d’un contrôle rigoureux de Pékin sur la région annexée, où les journalistes étrangers ne sont que très rarement tolérés. Les habitants n’ont d’ailleurs pas le droit de leur adresser la parole, souligne Human Right Watch qui accuse la Chine de censure (suite ci-dessous).
Selon Reuters, la Chine pourrait cadenasser la communication pour éviter d’affronter les critiques internationales sur sa gestion défaillante de la fonte des glaciers. Une réunion avec les responsables népalais aurait ainsi eu lieu “il y a trois mois” à Katmandou, rapporte l’agence, pour tenter d’évaluer le degré de dangerosité de la région montagneuse, touchée comme tant d’autres par le réchauffement climatique mais autrement plus “explosive” en raison des dimensions colossales du massif himalayen. Elle n’aurait malheureusement pas débouché sur des conclusions satisfaisantes et des mesures de prévention nécessaires.
En attendant, les médias chinois se contentent de filmer les opérations de secours ou les missions humanitaires pendant que les autorités prennent manifestement soin de réduire au maximum le bilan des victimes sur le territoire national, au mépris sans doute, de la réalité des faits...